Ostéoporose, densitométrie... mais pas les traitements que vous croyez! - Prévention Santé
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Ostéoporose, densitométrie… mais pas les traitements que vous croyez!

Une nouvelle rubrique sur Prévention Santé, vos commentaires sont les bienvenus !

 

Doc S’en Mêle voulait vous dire…

   Naturellement personne n’a envie de rire ou de se moquer des dizaines de milliers de victimes annuelles de fractures du poignet, du col fémoral et des corps vertébraux essentiellement, survenus après chutes même banales chez des patients souvent âgés ou à l’équilibre fragile.

Leurs conséquences prennent des tours parfois catastrophiques. Alors pourquoi brandir un titre d’article pareil aux relents de scandale sanitaire inavoué ?

Parce que ! Lisez plutôt !

Selon l’OMS, « L’ostéoporose est une maladie généralisée du squelette, caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la microarchitecture osseuse, responsable d’une fragilité osseuse exagérée et donc d’un risque élevé de fracture. »

Mais en 2016 on diagnostique l’ostéoporose sur une machine très menteuse, le densitomètre.

Un appareil qui coûte une fortune aux rhumatologues et qui pourtant vous trompera sept fois avant qu’il n’élabore un résultat généralement faux. Pourquoi ?

Parce que…

 

1. La machine confond fragilité osseuse et quantité de calcium présent dans la portion osseuse examinée, en général un col de fémur et quatre vertèbres lombaires.

En clair, avant traitement, moins le densitomètre peut mettre en évidence d’atome de calcium sur les zones examinées, plus il déclarera ces os fragiles.

L’erreur est majeure car la machine ne prend absolument pas en compte la qualité du tissu conjonctif osseux qui pourvoit énormément au résultat de la résistance finale de l’os incriminé et donc sur un seul paramètre, l’engin pense tout comprendre de la résistance d’une pièce osseuse, et généraliser sa déduction à tout le squelette…

Vous vous demandez sûrement pourquoi on n’évalue pas ce paramètre par une autre méthode ?

… Mais parce qu’il n’y en a pas d’autre à ce jour, pardi, voilà c’est dit, et aucun examen n’est capable de jauger de la qualité d’un tissu conjonctif osseux !

Mais comme en plus aucun médicament n’est disponible sur le marché pour renforcer ce fameux tissu conjonctif, vous comprendrez que cet aspect du problème n’intéresse… absolument personne…

2. La machine ne lit qu’en deux dimensions quand vos os en comptent bien évidemment trois.

Ainsi, un os « fin en profondeur » sera lu sur une seule face de la même manière qu’un os « épais », et aucun correctif mathématique n’est installé sur ces machines pour corriger cette énorme erreur de conception !

(Qui d’ailleurs ne dérange pas les firmes vendeuses de médicaments anti-ostéoporotiques puisque les résultats produits seront généralement rendus plus « pathologiques » par ce biais).

3. La machine ne fait pas de distinction entre le calcium physiologique et les ions lourds de substitution (Strontium, …) contenus dans certains médicaments anti-ostéoporotiques mais qui eux n’entraînent aucune solidité osseuse supplémentaire

Une des origines de l’arnaque, car si une densitométrie « s’améliore » après traitement par adjonction de ces produits, votre médecin et vous-même serez tenté d’imaginer que votre résistance osseuse s’est donc améliorée, funeste erreur !

Puis qu’il faudrait continuer ces produits qui marchent si bien, tragique méprise !

4. Une densitométrie classera votre contenu minéral osseux (CMO) vertébral et fémoral selon deux échelles, le T-score et le Z-score

Le T- score compare vos résultats de CMO par rapport soi-disant à une moyenne de femmes blanches de 30 ans, et le Z-score soi-disant à une moyenne de femmes (toujours blanches) de votre âge…

Je dis soi-disant car ces chiffres ont été élaborés par des spécialistes Nord-Américains extrêmement liés aux firmes pharmaceutiques. On ne rit pas sur le coup de la femme blanche, ces bases statistiques étant avant tout destinées à faire acheter des médicaments coûteux à des gens riches, il fallait bien se « centrer » sur le cœur de la cible…

Conclusion chère lectrice si vous êtes « Sang-mêlée » de quelques ethnies disparates de cette planète, ou pure Asiatique, Noire, voire si vous êtes simplement…un homme, sachez que vous n’avez aucun intérêt, encore moins qu’une Caucasienne, à réaliser une densitométrie, car vos critères sont tout simplement inconnus des machines !

5. Le seuil International d’ostéoporose maladie est fixé à -2,5…

… De la T-score évidemment, soit de la trentenaire sus décrite.

Qui, où et quand a-t-on décrété qu’un T-score<2,5 serait pathologique ? Réponse, en Juin 1992, dans un petit hôtel de Rome qui a réuni 16 médecins ou chercheurs dont au moins 13 étaient en conflits d’intérêts extrêmement sérieux avec des firmes ayant des liens avec le traitement de l’ostéoporose.

Un doute ? Voici ce que le Dr A. Tosteson de la Fac de Dartmouth, présente à la réunion, écrivit quelques temps plus tard ;

  • « Finalement, on en est arrivé à la conclusion qu’il fallait bien mettre cette ligne quelque part. On était en juin, il faisait très chaud dans cette salle, tout le monde était en bras de chemise et il fallait avancer. Franchement je ne sais plus qui s’est levé, a dessiné un schéma et a dit ; on n’a qu’à faire comme ça ! »

Voilà, si ça se trouve, s’il avait fait moins chaud à Rome en Juin 1992, la définition de l’ostéoporose aurait pu être différente ! Vive la Science médicale !

6. Réaliser une densitométrie sur une vertèbre ayant subi une fracture ostéoporotique vous donnera comme résultat que votre os jouit d’une magnifique santé

La meilleure de l’année, le gag parfait ! L’os étant constitué d’une structure réticulée, en s’écroulant sur lui-même il devient forcément plus dense (le fameux « tassement ostéoporotique ») et par ce fait repéré par la machine comme très riche en calcium, donc interprété par elle comme une portion d’os magnifiquement solide !

7. Surtout ne pas dépasser cinq ans de traitement au risque (européen) de voir se déclencher des effets secondaires possiblement irréversibles

Il faut nous expliquer ce concept formidable du produit salvateur sur cinq ans mais toxique sur six ou plus. Ce ne serait pas plutôt un produit inutile tout court dès le départ mais qui se montrerait franchement toxique auprès de très nombreuses femmes après plus de cinq ans d’utilisation, par hasard ?

Mon petit doigt me dit que…

Bref. La vraie ostéoporose existe. Elle se traite parfois, mais elle s’évite aussi, surtout.

Et si l’on demandait à Jean Pierre Poinsignon, Médecin Rhumatologue et auteur d’un bouquin formidable intitulé « Ostéoporose, mythe ou réalité » de nous aider à y voir plus clair sur la prise en charge préventive et thérapeutique du problème ?

Pour le faire enrager, je préconiserais bien en prévention de l’ostéoporose de vous appliquer à consommer au moins dix produits laitiers par jour, de saler énormément, de ne pratiquer aucun exercice physique, de faire l’impasse sur les légumes et de surtout vous gorger bien largement d’acide Alendronique, l’anti-ostéoporotique le plus vendu dans le monde, mais vous, les lecteurs de Prévention-Santé.eu n’êtes pas forcés de tout croire, heureusement !

 

L’avis du Dr Jean-Pierre Poinsignon

Tu es farceur, Doc S’en Mêle, ma réponse sera plus complexe…

 

Il existe un triple problème avec l’ostéoporose post ménopausique :

 

  1. Un diagnostic en excès. Les médecins, à cause du densitomètre établissent passivement, à leur insu, un sur-diagnostic en faisant aveuglément confiance à une machinerie statistique bidouillée par des petits malins cupides.
  2. Des traitements inutiles, inefficaces, dangereux. Les sur-diagnostics, sincères mais malheureusement erronés des médecins, entraînent automatiquement des sur-traitements ! Ces traitements « curateurs » semblent totalement inefficaces en prévention primaire (pour éviter une première fracture) ou en prévention secondaire (pour éviter une deuxième ou troisième fracture). Les nombreux effets délétères des médicaments sont sous estimés dans les essais cliniques des firmes pharmaceutiques, pour emporter l’adhésion confiante des prescripteurs. Ces derniers sont impatients de traiter le fléau, qui « ronge » le squelette des femmes ménopausées occidentales.
  3. Les vraies causes de l’ostéoporose commune ne sont pas recherchées car elles ne sont pas lucratives. Les causes réelles de cette fragilité osseuse de la femme ménopausée sont occultées par des raisons non scientifiques, fabriquées, avec une logique très simpliste, pour les nécessités commerciales du « manque de calcium alimentaire » et de la « carence hormonale œstrogénique de la ménopause ».

La non résolution que ce triple problème entraîne la situation actuelle confuse, ce qui ne satisfait ni les malades, ni les médecins.

D’un coté, de nombreuses femmes sont traitées à tort, pendant trop d’années, persuadées qu’elles présentent une maladie osseuse fragilisante, avec un risque de fracture à chaque pas….- D’un autre coté, d’autres femmes ne suivent plus, aveuglément, leur  » traitement », en lisant attentivement la notice légale de la molécule médica-menteuse, qui liste les ennuis potentiels au fur et à mesure des années de traitement. La relation de trop de confiance envers son médecin se transforme en relation de défiance envers le corps médical.- Les hospitalisations pour fractures du col du fémur augmentent chaque année, malgré le remboursement de médicaments anti ostéoporotiques largement prescrits…. Ce qui représente un coût d’environ un milliard d’euros par an pour l’assureur social !

Certaines femmes se gavent de « bons » produits laitiers et de l’incontournable calcium peu absorbable, qui sera, bien heureusement directement éliminé par les matières fécales….

De plus en plus de médecins ne prescrivent même plus de densitométrie, s’étant rendu compte que c’était un mauvais indicateur de fragilité osseuse. – La réalité, difficile à admettre, je le reconnais, c’est que l’on ne sait toujours pas détecter les femmes qui vont se tasser les vertèbres ou casser leur col du fémur à 80 ans. Certains s’acharnent à vouloir faire de la prévention, en s’appuyant sur un appareil réglé pour faire des fausses mesures…c’est comme si l’on voulait mesurer un objet complexe avec un mètre de couturière…. élastique. Il existe également une nette dégradation de la confiance passée entre le corps médical et les firmes pharmaceutiques industrielles. Le tableau actuel n’est guère réjouissant.

Ce triple problème est masqué par des fausses solutions à un problème de Santé publique.

  • Les médecins chargés d’établir un diagnostic de maladie sont poussés dans un domaine d’incompétence ….parce qu’on leur demande d’établir un risque d’une occurrence fracturaire, ce à quoi ils ne sont pas préparés…. En Faculté de Médecine, on ne forme pas des « Devins » chargés de prédire l’avenir des malades.
  • Le Business des firmes pharmaceutiques fonctionne à plein régime, la recherche des causes de cette maladie de fragilisation osseuse est ignorée pour développer la recherche de « la » molécule curatrice, une fois que la maladie est installée … la médecine préventive est remplacée par la médecine du symptôme et non pas par la Médecine des causes, comme il serait logique de l’envisager…. Si les « experts » n’étaient pas inféodés aux lobbys….

Les traitements médicamenteux « curateurs » changent régulièrement…. montrant ainsi, qu’ils « ne sont pas au point… » euphémisme cruel !

  • Le fluor a eu son âge d’or, comme médicament de l’ostéoporose, il y a une trentaine d’années…. Résultat des courses… au détriment des femmes, qui l’avaient consommé pendant des années, encore plus de fractures sur un os cassant…. comme un bâton de craie….
  • Les bisphosphonates, classe de molécules découvertes par un grand lessivier, pour éviter que le calcium ne se redépose sur le linge pour le rendre plus souple….au lavage, ont été habilement vendus à l’industrie pharmaceutique. Celle-ci, à force de bidouillages de publications, en majorant l’efficacité, en ne communiquant à leur seul avantage que sur le Risque Relatif / versus placebo et non sur le Risque Absolu et en minorant les effets nocifs, a réussi le tour de force de vendre ses bisphosphonates (DIDRONEL, FOSAMAX, ACTONEL, ACLASTA, etc…..) allégués « anti ostéoporotiques » pendant trente ans… Heureusement ces molécules toxiques commencent à « sentir le sapin », à cause des dégâts collatéraux (fractures atypiques du fémur, nécrose de la mandibule, ulcérations de la membrane digestive, troubles neurologiques divers…..) doublés d’une inefficacité consternante.
  • Un sel de strontium français a fait illusion quelque temps, surtout basé sur un marketing très bien ciblé et une ingénierie de communication extraordinaire, avec sa « médaille d’or de l’innovation thérapeutique » : le prestigieux « Prix Galien » décerné par l’ensemble de la presse médicale…. française… qui ne vit que par l’argent des laboratoires et de la publicité…
  • Une fraction de parathormone donnée pendant 18 mois pourrait donner des résultats intéressants dans les cas graves d’ostéoporose … mais 18 mois après l’arrêt du traitement…. Le gain osseux a disparu…. ! L’industrie pharmaceutique recherche, maintenant, la molécule miracle qui donnerait des ordres à la cellule constructrice de tissu osseux de travailler plus, sans stimuler une autre cellule qui démolit l’os toute la journée… car la physiologie osseuse est ainsi faite…l’os est en perpétuel remodelage.
  • Le denosumab est un anticorps, qui, selon le laboratoire (!), aurait des vertus anti ostéoporotiques. Cette trouvaille présente un seul petit problème … à l’arrêt du traitement, qui dure plusieurs années…. Il existe un risque accru de fractures (sic).L’un de mes amis, rhumatologue, m’a simplement fait remarquer, en se moquant avec ironie du laboratoire inventeur, qu’il n’est point besoin d’arrêter le traitement…. J’ai rajouté qu’il n’est peut-être point besoin de le commencer….

Le fond de ma pensée en ce qui concerne la recherche d’une molécule anti ostéoporotique efficace, c’est qu’on est en train d’attendre l’Arlésienne…. Vous savez, celle qui ne vient pas….

Pourquoi cette certitude pessimiste me demandez-vous ?

Parce que l’ostéoporose est une affection de causes multifactorielles qui prend ses origines pendant des dizaines d’années de «  mal bouffe occidentale » et de sédentarité moderne. L’ostéoporose s’exprime quelquefois, dans le dernier tiers de la vie des femmes occidentales, par une diminution de la taille après la ménopause due aux fractures tassements vertébrales et par des fractures du col du fémur, au soir de la vie.

Pour avoir une connaissance scientifique des causes de l’ostéoporose de la femme ménopausée, il faut savoir prendre du recul et croiser les connaissances nouvelles apportées par diverses disciplines scientifiques. Il faut assimiler : l’Épidémiologie comparative en fonction des cultures alimentaires humaines différentes, l’Evolutionnisme darwinien allié à la paléoanthropologie dans le domaine de la chimie des nutriments, connaître l’importance de la cuisson des aliments à haute température, prendre conscience de l’importance de l’invention de l’agriculture et de l’élevage au néolithique dans la santé humaine, avoir des notions approfondies de la génétique de l’Homo sapiens sapiens, de l’épigénétique et de la nutrigénétique, reprendre conscience de l’importance de la constance du milieu intérieur ou Homéostasie, bien connaître les mécanismes de la régulation acido-basique de l’appareil rénal et pulmonaire de l’espèce humaine, savoir jongler avec le pH de nos aliments ou l’indice PRAL.

Une fois que l’on sait tout cela (cela prend du temps…) que l’on sait aperçu avec lucidité de l’inefficacité des thérapies médicamenteuses des industriels de la pharmacie (en écoutant plus souvent ses patient que les délégués médicaux… !) l’on peut aisément comprendre comment trente ou quarante ans d’alimentation acidifiante à base de céréales, de viandes, de produits laitiers animaux, en oubliant par commodité civilisationnelle l’alimentation végétale (fruits , graines, baies et légumes …) peut conduire tout simplement une femme et un homme à avoir un squelette fragilisé…. Mais pas à cause de la ménopause ou de l’andropause ou de la fable d’un manque de calcium alimentaire.

Mes conseils préventifs et curatifs de l’ostéoporose sont les mêmes.

Avoir une alimentation variée qui procure suffisamment de vitamine C apportée par les fruits et légumes crus ; la vitamine C est la base de la synthèse du collagène et bien sûr du collagène osseux. L’alimentation végétale apporte également suffisamment de sels minéraux alcalins de calcium, de silice, et bien d’autres composés du règne minéral, qui se retrouvent également dans l’eau… la vitamine D, reconnue de nos jours comme une hormone de santé humaine, est fabriquée à partir de la molécule de cholestérol (sic) par les rayons du soleil, molécule retransformée par le foie et le rein et certaines autres cellules pour parachever la forme active… autrement dit… , comme on vie habillé le plus souvent, il vaut mieux prendre quelques gouttes de vit.D.  par semaine, lorsqu’on est enfant, adolescent, adulte, ou que l’on atteint le troisième ou quatrième âge !

L’activité physique de l’être humain est une nécessité pour avoir une bonne santé de l’appareil locomoteur, de bons muscles, de bons tendons, de bons os….. mais également un bon système nerveux qui commande l’ensemble en coordination pour une biotenségrité globale idéale. On ne construit pas un squelette solide dans un fauteuil…. Sa solidité ne dure pas, si l’on ne l’entretien pas un minimum !

Les polluants volontaires comme l’alcool et le tabac sont à éviter car la dose de polluants involontaires n’est pas sans conséquences sur notre santé, mais également dans notre santé osseuse. L’os est un tissu comme un autre.

(Le vin rouge cultivé et élevé en biodynamie, apporte des antioxydants qui prolongent la vie des cellules…. Et ne dit-on pas que « là, où pousse la vigne…. commence la Civilisation. »)

Cette petite parenthèse sur le vin rouge est là pour montrer que je ne suis pas un rabat-joie…. Pour terminer ce coup de gueule anti Doxa.

Merci de m’avoir invité, Doc, embrasse Déborah Donnier et à bientôt !

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