Grâce à vous : +5.000.000 vues +3.500.000 auditeurs +500 interviews

Affaire Lévothyrox « Les réformes de l’ère post-médiator sont en échec » selon Gérard Bapt

Dans un entretien à Prévention santé, Gérard BAPT, médecin cardiologue, médecin conseil de l’AFMT, l’Association française des malades de la thyroïde, député honoraire, ancien président de la mission d’information sur le Médiator, s’étonne que l’Agence du médicament ait demandé au laboratoire Merck de changer la formule d’un médicament qui avait fait ses preuves. Il s’interroge sur la coïncidence de cette demande avec l’intention d’implantation du laboratoire Merck en Chine dont les ressortissants sont en majorité intolérants au lactose. N’y aurait-il pas conflit d’intérêt au plus haut niveau comme le soupçonne le site « les jours » ?

1. Pourquoi avoir changé la formule d’un médicament n’ayant occasionné aucune crise depuis des décennies ?

La raison avancée est une perte d’efficience du comprimé de Levothyrox avec le temps : problème de pérennité pour une durée de péremption de 3 ans. Il s’agit d’une donnée présentée comme acquise, mais interprétation non fondée d’une étude de pharmacovigilance du Centre de Rennes de 2012, initiée en raison de signalements d’EI dus au transfert vers deux génériques du Levothyrox, rapidement retirés du marché. Ce rapport du Centre de Rennes, soigneusement caché par l’ANSM, fonde  le changement de formulation du Levothyrox. Nous venons d’apprendre par le site « les jours » la teneur de la demande de l’Afssaps au laboratoire Merck(3).

Pourtant ce que l’on sait du rapport en consultant les compte-rendus de la commission de pharmacovigilance concerne l’impératif de resserrement de la fenêtre de bioéquivalence des génériques par rapport au princeps. Elle ne comporte aucun élément scientifique concernant l’altération de la qualité du Levothyrox dans le temps.

Au contraire, l’étude de bioéquivalence réalisée par Merck pour obtenir sa  nouvelle formulation démontre le contraire : elle a été réalisée entre juin et août 2014, et a testé une nouvelle formule produite le 21 juin 2013 contre une ancienne formule produite fin mars 2013, c’est-à-dire dix-huit mois auparavant…avec une conclusion de bioéquivalence !  Il n’y avait donc, au minimum pendant dix-huit mois, aucun problème de pérennité : c’est d’ailleurs la durée de dix-huit mois qui a été fixée pour la péremption de la nouvelle formule. Se fonder sur l’étude de bioéquivalence pour décréter que la nouvelle formulation (NF) est « meilleure et plus stable » que l’ancienne formulation (AF), comme le répète en boucle Merck et leaders d’opinion, est au mieux stupide, ou pire mensonger (4)! Mais c’est dès le début 2011 que Merck a commencé à travailler sur la nouvelle formulation…je vois plus qu’une coïncidence  de date que la firme avait auparavant entrepris les négociations de son implantation en Chine, pour des asiatiques intolérants à 80% au lactose(5)…Comment dans ce contexte l’agence du médicament a-t-elle demandé un changement de formulation déjà engagé ? Cela reste à éclaircir !

 

2. Comment expliquer que cette crise sanitaire née l’été dernier, ait pris une telle ampleur ? Ne pouvait-elle pas être prévue ?

La thyroxine est une hormone essentielle pour la régulation du métabolisme et du psychisme et pour la croissance. Le médicament substitutif est prescrit chez près de 3 millions de patients, avec une incidence en augmentation continue. Le Levothyrox était en situation de monopole, pour sa présentation de la thyroxine en comprimés cas unique en Europe en 2017. La tentative d’introduction de deux génériques en 2009 avait échoué, du fait de la montée rapide de signalements d’EI, conduisant le corps médical à inscrire systématiquement la mention « NS » (non substituable) sur les ordonnances…ce seul épisode aurait dû exclure que l’ANSM puisse procéder en mars 2017 à un transfert obligatoire vers un produit nouveau, en situation de monopole! Le laboratoire Merck avait lui-même profité d’une crise sanitaire similaire en Israël en 2011 : le changement sans information de la formulation de l’Eltroxin, du laboratoire GSK, alors en situation de monopole, avait causé une crise sanitaire motivant l’importation en urgence d’Euthyrox… produit par Merck !

D’autres crises sanitaires de même cause ont eu lieu  en Nouvelle Zélande, au Danemark. Par contre en Belgique, la modification en 2015 de la fabrication de la L-Thyroxine de Christiaens, avec maintien de l’excipient lactose, a causé des dysthyroïdies. Mais l’information qui ciblait à la fois professionnels et patients, a évité toute crise, et il n’y avait pas de situation de monopole, ce qui permettait des « switchs » si nécessaire.

En France, plus d’un demi-million de patients avaient abandonné au 31 décembre le Levothyrox NF pour une autre forme de thyroxine(2) !

 

3. L’impact sanitaire du changement de produit en avril 2017 ne pouvait-il pas être prévu et évité ?

Bien sûr ! Il fallait tenir compte de la tentative d’introduction de génériques en 2010 en France, et des crises sanitaires survenues  à l’étranger dans des contextes similaires. Il est d’ailleurs paradoxal que l’ANSM ait publié en 2013 un rapport sur la L-thyroxine, soulignant les dangers des déséquilibres hormonaux pour les femmes enceintes, les cancéreux et les cardiaques, pour faire à l’exact inverse de ses propres recommandations quatre ans plus tard ! Il est aussi remarquable que la décision du transfert en mars 2017, dont elle n’attendait « aucun changement   lié à la modification de formule pour les patients » ait été prise souverainement par la direction de l’ANSM : pas de réunion du groupe interne compétent « endocrinologie », ni saisine de société savante ou de l’Académie de médecine…comment avoir méconnu que la L-thyroxine est le médicament dont la fenêtre thérapeutique est la plus étroite ?

Dès 2004 les sociétés savantes US avaient publié des « guide-lines » de sécurité concernant les transferts de spécialités pour la  thyroxine…Par contre le site « Les Jours » révèle qu’une rencontre entre la direction de l’agence et de Merck, le 15 juillet 2015, concernait les « adaptations obligatoires » pour les patients à risque : cancéreux, cardiaques, jeunes enfants. Les risques ont été imposés sciemment, des responsabilités personnelles engagées !

Facteur aggravant, l’ANSM n’a aucunement réagi lorsque, dès le mois de mai, de nombreux EI signalés ont commencé à croitre ou lorsque les associations sont venues à son siège en juillet. Le numéro vert mis en place en catastrophe en août, après l’alerte de la presse, renvoyait les patients à leur médecin, pour beaucoup en vacances, et à un dosage de la TSH situé dans la norme pour 2 cas sur 3, laissant le praticien dépourvu…  Il a fallu la décision prise le 10 septembre par la ministre sous la pression des associations pour que la rupture du monopole du  Levothyrox soit enfin envisagée ! L’imprudence initiale et le manque de réactivité à l’alerte on conduit à une crise dont nous ne sommes pas près de sortir !

 

4. S’agit-il d’une crise sanitaire, ou d’une crise médiatique comme certains l’affirment ?

Il s’agit d’une crise sanitaire, reconnue par les deux rapports de pharmacovigilance du Centre de Rennes, et qui a causé des effets indésirables (EI) chez des dizaines de milliers de patients ; il s’agissait parfois d’effets perturbants sans être handicapants, mais qui ont pu donner lieu à des actes médicaux lourds dans la quête diagnostique imposée par la méconnaissance générale de leur cause… Il a pu aussi s’agir d’effets sanitaires graves, ayant motivé des hospitalisations aux urgences, des malaises avec des chutes, occasionnant des fractures ou accidents de circulation, des orientations en psychiatrie, des désordres sociaux et familiaux(1).

Beaucoup  de patients déclarent avoir passé un « été pourri »…trop ont été en errance diagnostique pendant des mois, avant que la presse ne révèle l’origine des troubles, l’agence du médicament et le laboratoire   étant restés taisants et inactifs jusque-là…

Mais la situation a été aggravée par les discours de nombreux leaders d’opinion, les « professeurs Nocebo », qui n’ayant rien vu auparavant, ont expliqué que tout se passait dans la tête des patients – 90% de femmes qui ne pouvaient être qu’hystériques ! Beaucoup de patients se sont aussi trouvés face à l’incrédulité et déni de trop de médecins et pharmaciens. D’où le succès des forums sur le net et des réunions associatives locales, où les patients trouvent un réconfort d’écoute et d’échange, ainsi que des informations pour accéder aux soins…

Cette crise est un facteur d’aggravation dramatique des inégalités d’accès à la prise en charge et à des soins de qualité, surtout lorsque le recours à l’Eutyrox n’a pas été possible dans un pays limitrophe…elle a pu causer des dommages sanitaires individuels dont les expertises à venir mesureront la gravité. Le 17 août 2013 l’Académie de médecine avait pourtant souligné le risque sanitaire encouru par un déséquilibre thyroïdien chez les femmes enceintes, les patients opérés pour cancer thyroïdien ou souffrant de maladies cardiaques…

5. Que faire pour qu’une telle crise ne se reproduise pas ?

Pour la décision, il faut avoir plus de mémoire et de veuille scientifique, plus de transparence, de meilleures information et concertation avec les professionnels mais aussi les patients et leurs associations…Pour l’alerte, être réactif aux signaux faibles de pharmacovigilance, et prendre en considération les forums de discussion sur internet…

Il reste aussi à mieux comprendre la genèse de cette crise ; mais il y a volonté institutionnelle de maintenir l’opacité, en espérant que la crise se tasse avec le temps : il est curieux que l’IGAS, corps d’inspection du ministère, n’ait pas été saisie, alors qu’elle l’est si souvent ! La ministre a évoqué une « inconnue scientifique » ; le CRPV de Rennes a demandé dans ses deux rapports la constitution d’un groupe de travail scientifique…Il n’est pas acceptable que l’ANSM n’installe pas un « Comité scientifique temporaire » indépendant, et entretienne l’opacité dans une situation de « juge et partie »…Y-t-il une influence de Merck sur la chaîne de décision ? A défaut d’une enquête IGAS comme ce fut le cas pour le Médiator, ce sera au juge d’instruction de faire la lumière : le parquet de Marseille vient de déclarer les plaintes recevables au pénal.

Mais il reste une grande tristesse : j’étais convaincu que les réformes qui avaient suivi le scandale du Médiator avaient fait sortir nos institutions de santé publique et de sécurité sanitaire des ornières dans lesquelles elles se situaient(6).

Ce nouveau scandale sanitaire prouve que ces réformes n’ont pas suffi : transparence, gestion stricte des liens d’intérêt, information et association de l’ensemble des acteurs et des patients, réactivité de la pharmacovigilance, n’ont pas été au rendez-vous. Les réformes de l’ère post-médiator sont en échec.

 

6. Que pensez-vous des initiatives judiciaires en cours ?

Elles sont multiples, collectives ou individuelles. Je ne crois pas au succès des demandes d’indemnisation au civil, pour défaut d’information ou préjudice d’anxiété : le laboratoire se retranchera derrière l’autorité administrative, gendarme du médicament ! Par contre les actions au pénal déclenchent une instruction judiciaire portant sur les circonstances et les responsabilités, et des expertises médicales jugeant au cas par cas des dommages subis par le patient. Je pense que dans ce cas la décision de dépôt de plainte peut-être totalement justifiée. Mais le système pénal français fait qu’il s’agira d’un long et onéreux parcours du combattant : il suffit de constater ce qui se passe pour l’affaire du Médiator, malgré les efforts permanents du Dr Irène Frachon !

 

Sources :
(1) Vidal.fr/actualités 22566
(2) Ameli.fr
(3) site « Lesjours.fr »
(4) Etude de bioéquivalence, Levothyrox Merk-APN 2831
(5) Asian Scientist, novembre 2013
(6) Rapport IGAS juin 2011
Image : Gerard Bapt

S'abonner gratuitement à notre lettre

Vous aimez notre média ? Avançons ensemble...

Prévention Santé est une plateforme Web non professionelle, gratuite d’informations, de témoignages, de débats et d’échanges sur le mieux-être.
Ce travail d'investigation indépendant que nous pratiquons nécessite beaucoup de temps, d'argent et de travail pour sa production. Mais nous le réalisons parce que nous croyons qu’il est important de questionner, débattre et transmettre des informations.
Nous avons donc une faveur à demander...
Soutenez-nous financièrement et nous pourrons continuer notre travail de partages auprès de vous encore très longtemps.

Faire une contribution

23 Commentaires

  1. Isabelle

    Nectoux sur 17/03/2018 à 18 h 53

    Comment se fait il alors qu’il n’y ait aucun problème avec les nouveaux patients ??

    Bonjour Nectoux,

    Certains patients, n’ont toujours pas trouvé le bon équilibre, après une année et demie de souffrance et de yoyos. L’acharnement a vouloir imposer la nouvelle formule relève de la bêtise humaine.

    Tout les médecins ne sont pas a l’écoute comme le sont Doc, et d’autres encore. Grand Merci a eux.

    Bien à vous,

    Réponse
  2. Isabelle

    Bonjour,

    En souhaitant de tout coeur à toustes le meilleur.

    1) 17 ans sous levothyrox ancien, sans aucun problème. Juste quelques petits couacs bizarres en 2016, qui me font douter de la pureté de l’ancien levothyrox avant la mise officielle sur le marché de la nouvelle formule.

    2) Essai de la nouvelle formule. Mal comme tant d’autres. 2 visites aux urgences, alors que je n’ai jamais mis les pieds a l’hosto, sauf pour l’accouchement de ma fille. Coliques néphrétiques. Mon mode de vie, n’est pas compatible avec les cailloux rénaux. Nanos?

    3) Achat de l’ancienne formule dans un autre pays. Passage en hyper, hyper, hyper. Les formules allemandes ne sont pas identiques a celles de la France. Ils se foutent de nous!

    4) Essai de T Caps, avec ordonnance médicale. Avec baisse de dosage, étant donné sa meilleure assimilation dans le corps.

    Voila, a présent sous T Caps, comme un papillon bleu sur une marguerite 🙂

    Pardon? Ce n’est pas remboursé? Et alors? Et votre santé, vous y pensez? 10 euros environs, la boîte pour un mois. A la place d’acheter une babiole a dépoussiérer ……. 😉 😉

    Bien à vous,

    Réponse
  3. Isabelle

    Coucou,

    Malgré les réseaux sociaux chacun est seul chez lui… Que faire ? S’il n’y a pas de groupement de malades dans votre région, Il vous faudrait rejoindre une association. Dr Bapt en cite une, merci a lui.

    https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/nous-contacter/

     » Je continue malgré tout la nouvelle formule » Ne restez pas ainsi. Merci.

    Aller chez votre médecin, et faite en sorte qu’il vous change de formule. S’il rechigne, et qu’il insiste pour que vous restiez sous le même traitement, alors que vous êtes encore mal, envoyez le bouler! Changer de médecin. Vous avez le choix, en autres formules.

    Thyrofix, du laboratoire Unipharma,
    L-Thyroxin Henning de Sanofi et le
    L-Thyroxine gouttes du laboratoire Serb, plus spécifiquement destiné aux enfants.

    Le Tirosint qui sera vendu dans les pharmacies françaises sous le nom de Tcaps, devrait être disponible dans le courant du mois de mars.

    Bon courage, meilleures pensées,

    Réponse
    • bapt gerard

      Ou Lepee en est elle aujourdhui ? gb

  4. Lépée

    Bonjour, j’ai débuté la nouvelle formule au début du mois de juillet 2017. Pendant plus de trois mois j’étais quasiment convaincue de l’effet nocébo comme je ne remarquais pas spécialement de changement dans mon quotidien qui était malgré tout fait de fatigues intenses avec peu de moments de bien-être. Ces périodes étaient déjà dues à un traitement au lévothyrox (lactose). Malheureusement celui-ci était déjà extrêmement difficile à doser sachant que les soi-disant normes de TSH des laboratoires ne sont absolument pas les « normes ressenties » par le malade. En plus, les dosages de cette hormone sont trop rarement effectués (une ou deux fois par an) si bien que le malade vivote au mieux sans reconnaissance de sa maladie et de ses comorbidités.
    Pour ma part, l’apothéose s’est produite insidieusement, tout doucement, vers le mois de novembre 2017. Un refroidissement et consécutivement un endormissement m’envahirent jusqu’à rester couchée pendant deux jours. La TSH grimpait tranquillement. De nombreux symptômes furent définis tels qu’une artérite des membres inférieurs, une sciatique associée, des douleurs diffuses et aiguës n’importe où, dans tout le corps, une fatigue intense voire une léthargie, une perte insidieuse des cheveux… Aujourd’hui fin mars je suis épuisée sans savoir que faire. Je continue malgré tout la nouvelle formule ce qui paraît peut-être incroyable ( les médecins eux-mêmes brandissent le côté médiatique et donc psychosomatique de l’affaire).
    Je pense que cette nouvelle formule a agit comme le destructeur d’un « pseudo équilibre » qui s’était établi au cours de nombreuses années. La thyroïde étant un des maîtres de notre métabolisme, celle-ci atteinte, nous faisons tout pour survivre. Nous construisons alors une espèce de carapace avec des rustines de survie. Mais ! Mais ! Mais! Cette nouvelle formule (sans aucun autre choix !) a fait basculer cet équilibre brinquebalant…et ce au bout de deux ou trois mois de prise.
    Malgré les réseaux sociaux chacun est seul chez lui… Que faire ?. Merci.

    Réponse
  5. Isabelle

    Bonjour,

    Depuis la fin 2017, plusieurs autres substituts thyroïdiens ont été mis sur le marché :

    Thyrofix, du laboratoire Unipharma,
    L-Thyroxin Henning de Sanofi et le
    L-Thyroxine gouttes du laboratoire Serb, plus spécifiquement destiné aux enfants.

    Le Tirosint qui sera vendu dans les pharmacies françaises sous le nom de Tcaps, devrait être disponible dans le courant du mois de mars.
    Il se présente sous la forme de capsules molles, en gélatine, qui contiennent le principe actif (la levothyroxine) et n’ont pour seul excipient que de la glycérine. Avec l’arrivée du Tcaps les malades auront donc désormais le choix entre cinq médicaments.

    Il faut voir avec le pharmacien, ce qui est annoncé n’est pas toujours trouvé dans les officines.

    Bien à vous,

    Réponse
  6. Geneviève Depays

    Quels sont les nouveaux produits qu’on peut trouver en pharmacie ?

    Réponse
    • Bapt

      L thyroxin Henning, Tyrofix générique , Thyroxine en gîtes de Serb, à venir Tcaps…

  7. Dr Jacques Beau

    Pourquoi avoir demandé au fabriquant de retirer le lactose ? Je ne crois pas que le marché chinois y soit pour quelque chose, l’intolérance au lactose étant la charge osmotique d’une grande quantité de lactose comme un bol de lait et non une quelconque allergie à de petites quantités de lactose. En revanche je me souviens du boycott des génériques de levothyroxine qui eux, ne contenaient pas de lactose. Quelqu’un aurait-il eu l’idée de rendre les formulations homogènes pour permettre à nouveau la substitution à l’officine ?

    Réponse
    • Isabelle

      Bonjour,

      Nous ne saurons jamais pourquoi tant de personnes se sentent mal avec cette nouvelle formule.

      Aucun laboratoire ne veut ( ne peut) faire des analyses poussées afin de pouvoir comprendre ce qui dérape.. Seuls ceux en début de chaîne savent. Et se tiennent les coudes afin que rien ne fuite.

      Quoi qu’il en soit, c’est grave.* Le mépris, le silence, l’indifférence aux douleurs d’autrui des autorités concernées est méphistophélique. Des sans âmes en puissance.

      Je vais dire des horreurs! Si cela se trouve, il y a quelque chose qui empoisonne grave a petit feu, dans cette nouvelle formule. Le système immunitaire en alerte maximale pour certaines, d’où le rejet presque immédiat du corps, au ralenti pour d’autres et des séquelles dans le futur.

      Ils savent, les grands thésauriseurs, mais le reconnaître, l’admettre, sèmerais la panique à bord. Plus personne ne voudrait de leur poison.

      Bien à vous,

      Pour d’autres cas, aussi.

    • Bapt

      Le générique de Biogaran contenait déjà du mannitol…

  8. Isabelle

    Bonsoir,

    A voir, merci,

    https://www.france.tv/france-5/enquete-de-sante/440849-thyroide-peut-on-faire-confiance-aux-traitements.html

    «Thyroïde, l’effet papillon». Un documentaire français réalisé par Marie Bonhommet en 2018. Prescrit à plus de trois millions de personnes en France pour remplacer les hormones que la thyroïde ne produit plus, le Levothyrox est aujourd’hui, à la suite d’un changement de formule en mars 2017, au coeur d’une vaste crise sanitaire. Ses nombreux effets secondaires suscitent la polémique, alors même que des spécialistes tirent depuis des années la sonnette d’alarme face au dépistage excessif et au surdiagnostic de certains cancers thyroïdiens, conduisant à des ablations.

    Réponse
    • Bapt

      Qu ont fait les sociétés savantes, ou la HAS?

    • Bapt. Gerard

      Laisseriez vous un patient jeune avec un cancer in-situ sous simple surveillance ?

  9. Glountch

    l’ANSM avait mis en place une commission pour cela en 2012. Cette commission a été liquidée en 2015… Merci Mme touraine !

    Réponse
    • Bapt

      Non il s agissait d un rapport de pharmacovigilance sur la période 2010 2011. Ce rapport a été caché par l Ansm. Gb

  10. Nectoux

    Comment se fait il alors qu’il n’y ait aucun problème avec les nouveaux patients ??

    Réponse
    • Doc s'en Mèle

      Voici une question intéressante. Qui vous dit que les patients qui débutent actuellement un traitement par Levothyrox NF vivent confortablement leur nouveau médicament?

      Dans de nombreux cabinets médicaux français (comme dans le mien) plus aucune initiation thérapeutique avec ce produit n’a lieu, ce qui résout définitivement le problème…

    • Bapt

      Est ce prouve par une étude ?

  11. Jacqueline Laurence

    Mon avis c’est que depuis Avril 2017 je bataille seule et sans aide !!!
    C’est désolant !!! Tous ont fait l’autruche dans ce scandale…….
    qui va profiter aux médias et aux avocats qui en sont à solliciter les malades de la Thyroïde pour qu’ils se joignent aux autres plaignants pour des plaintes collectives qui n’apporteront rien sinon des frais pour nous les petits pauvres…. ceux qui n’ont pas de gros revenus mais qui ne sont pas encore à la rue….. donc qui n’ont pas droit à l’aide juridique gratuite ou partielle !!!!!
    DÉSESPÉRANT ! !!!

    Réponse
    • Bapt

      Contactez l Afmt , ou moi même !

    • Bapt

      Voyez le site de l Afmt…

  12. Isabelle

    Coucou,

    Grand Merci à tout ceuxcelles qui se mobilisent afin que nous y voyons plus clair,

    Pourquoi est il impossible de trouver un labo qui fasse l’analyse toxicologique de la nouvelle formule levo?

    Attendent-ils que la date de consommation soit passée, en ce qui concerne les levo qui ont intoxiqués, et qui prouverait qu’il y a un gros gros lézard?

    Bien à vous toustes,

    Réponse

Prolonger le débat, commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.