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De l’âme à la biologie

La tradition indo-tibétaine considère que l’être humain, au-delà de son corps physique, dispose en tout de sept corps. Ils sont le reflet de nos différents niveaux d’existence. Une conception qui pourrait être reléguée au rang des croyances si tant de thérapeutes n’étaient capables de percevoir et de soulager ces corps subtils. Notre tendance à mépriser les connaissances issues d’autres civilisations risque de nous priver d’un éclairage différent sur les processus de somatisation.

A mesure des progrès de la science, depuis la découverte de l’anatomie jusqu’à l’introduction de la chimie en médecine, notre compréhension des systèmes biologiques est devenue plus pointue. Toute maladie est alors réduite à un dysfonctionnement de ces systèmes. Cette particularisation amène à une compréhension plus fine de notre corps et permet de démystifier une certaine connaissance de soi qui doit être à la portée de tous. Mais elle éloigne aussi du regard global nécessaire à la compréhension de toute cause profonde, et déresponsabilise l’individu qui s’en remet à sa seule mécanique. Au prétexte d’avoir trouvé le siège des maux manifestés par son corps, l’homme a été extrait de son milieu et isolé des influences qu’il subit. De nombreuses souffrances ne sont pas réductibles, avec le risque qu’elles ne soient pas reconnues. Le pire dans la souffrance est peut-être de ne pas pouvoir lui donner de sens, une maladie seule ne veut rien dire.

On assiste progressivement à un retour aux sources avec les connaissances scientifiques d’aujourd’hui. Des études ont montré que les sentiments positifs aident le système immunitaire à éliminer les cellules corrompues. L’individu affirme sa place dans son milieu et cela se retrouve dans sa biologie, il est moins affecté par les parasites. Ce postulat d’une connexion entre l’esprit et le système immunitaire est utilisé dans différentes psychothérapies, où l’individu apprend à s’auto-conditionner pour se protéger et se débarrasser de ce qui perturbe son équilibre. Il est confirmé aujourd’hui par les neurosciences qui montrent que notre réseau cérébral est l’objet de remaniements constants, en fonction de notre mode de pensée.

Le ciment entre les dimensions biologique et psychologique est probablement l’énergie. La médecine chinoise parle de Chi, que l’on pourrait traduire par souffle et qui anime toute forme de vie. À l’image de l’électricité, nous ne pouvons ni le voir ni le toucher mais nous pouvons en percevoir les effets. Pour la médecine chinoise, tout corps-matière a besoin, pour exister, d’une dimension spirituelle afin de l’animer. Sans cette dimension, la matière resterait matière, donc inerte. Inversement, tout esprit, pour pouvoir s’exprimer, a besoin d’un support matériel dense.

Einstein nous a appris que la matière est de l’énergie condensée, et qu’il est possible d’extraire de chaque particule des quantités considérables d’énergie. Lors d’un massage précis ou d’une relaxation profonde, les muscles se relâchent et libèrent des émotions parfois fortes. Inversement, l’énergie sait aussi se faire matière. Une peur, une colère profondément ressentie mais non exprimée, ira s’inscrire dans nos tissus, et peut même se retrouver dans les cellules de nos enfants, la chair de notre chair.

Même si l’on s’en tient à la biologie, il est impossible de séparer le corps de l’esprit. On retrouve par exemple des récepteurs cellulaires qui ne servent qu’à recevoir les émotions et agir sur le corps en conséquence. En fait, c’est la même énergie qui nous anime, qu’il s’agisse des pensées, du caractère, des émotions ou de la biologie. Cette énergie transcende les sept corps, ce qui permet à l’acupuncture de soulager aussi bien des symptômes corporels que psychologiques en traitant un même point d’énergie. Tout travail thérapeutique à un niveau de l’Être est susceptible de mobiliser, qu’on y soit ou non attentif, les énergies liées aux autres niveaux.

7corpsComprenons que toute perturbation qui affecte un corps provoque une répercussion en chaîne sur les autres corps. Par exemple, une personne qui nourrit des pensées négatives, qui les fait circuler en boucle dans son esprit, va entraîner un retentissement sur son état émotionnel. Elle éprouvera facilement de la colère, de la peur et de la tristesse. La science a démontré récemment que notre organisme produit des molécules spécifiques à chaque émotion et qu’il est possible de devenir dépendant à ces molécules, ce qui peut nous pousser à nous maintenir dans un état émotionnel négatif. C’est précisément ce qui est constaté au niveau énergétique : la personne va sculpter ce que Eckhart Tolle appelle un corps de souffrance : des énergies préjudiciables auxquelles on finit par s’identifier. La circulation d’énergies déstructurantes dans l’organisme crée un terrain biologique propice aux maladies et à l’apparition de lésions organiques.

Le corps causal correspond à notre moi supérieur, ce que Carl-Gustav Jung appelle le Soi. Il est en quelque sorte le dépositaire du cheminement de l’âme, il abrite le sentiment de mission de vie, le sens que nous voulons donner à notre expérience sur Terre. Les prises de conscience qui nous conduisent à une plus grande connaissance de nous-mêmes viennent mettre à jour ce corps.

Le corps mental abrite tous nos projets et les buts que nous nous fixons, notre façon de les mettre en œuvre d’après notre conception du monde, nos croyances et notre système de pensée. Il semble évident qu’une personne dont le mental n’est pas correctement relié au causal peinera à trouver une voie d’accomplissement. Elle risquera alors de se réfugier dans l’intellect, de s’enliser dans des constructions mentales coupées de leur source d’inspiration profonde, ce qui ne veut pas dire qu’elle cesse de ressentir cette source, provoquant une ambivalence des plus désagréables. Une psychothérapie peut restructurer le mental, mais cela ne sert à rien si l’on néglige – et c’est généralement le cas dans le système de santé conventionnel – l’importance du causal.

Au-delà de la maladie, concept limité au résultat d’une disharmonie entre l’Homme et son milieu, ce sont les schémas relationnels erronés qu’il va peu à peu chercher à corriger. On peut dire que l’Homme avait au départ une relation à son milieu par l’instinct, et que cette relation passe à présent par la conscience. Une conscience qui a vocation à se faire à la fois plus large et plus pénétrante.

La Doctrine Esotérique, par la voix d’Alice Bailey, nous dit : « Il y a une âme dans toute forme humaine et cette âme se sert des aspects inférieurs de l’homme comme de véhicules ou moyens d’expression. L’objectif de l’évolution est d’augmenter, d’intensifier le contrôle de l’âme sur cet instrument. Lorsque ceci est accompli, nous avons une divine incarnation. »

Si la question du sens de la vie se pose difficilement dans notre système de santé occidental, nous voyons aussi apparaître le danger d’un autre extrême : le tout-psychologique. Retrouver le sens de notre expérience ne suffit pas nécessairement à rétablir l’intégrité du corps physique. Lorsque celui-ci a trop souffert, s’attendre obstinément à guérir par les seuls soins psychologiques, énergétiques ou spirituels devient irresponsable.

Le docteur Thierry Janssen est explicite à ce sujet : « Dans des situations où la cause première de la maladie paraît exclusivement psychologique, certains dérèglements physiques ne parviennent pas à se corriger d’eux-mêmes, malgré la suppression des tensions émotionnelles supposées les avoir déclenchés. L’ampleur des perturbations biologiques exige alors une correction chimique ou physique, parfois de manière urgente. »

Nous devons amener la médecine à adopter clairement un point de vue holistique de l’être humain, en proposant des thérapies qui s’adressent à l’Être en le considérant comme un tout, depuis la moindre cellule jusqu’aux appareils ou systèmes les plus complexes qu’il englobe. Tout doit être pris en compte, parce que chaque système s’adresse à l’autre, pour traduire un bien-être comme une souffrance.

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