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Révélations sur la toxicité de l’aspartame

L’aspartame, qu’est ce que c’est ? Les révélations du Professeur Narbonne, toxicologue, sont mis en lumière. La vérité sur ce que l’on nous fait con-sommer.

L’EFSA (agence européenne pour la sécurité de l’alimentation) a rendu fin 2013 son rapport sur la réévaluation de l’aspartame. Le rapport conclut ainsi que « que la dose journalière acceptable (DJA) actuelle de 40 mg/kg de poids corporel/jour constitue une protection adéquate pour la population générale ». Cette position est basée sur un important dossier passant en revue 1366 références soumis le 1er Mars 2013 à consultation publique.

Ayant analysé ce rapport l’ANSES a exprimé sa position par écrit (avis du 20 Février 2013, saisine 2013 SA-0016) et par oral au cours de la journée de Bruxelles le 9 avril 2013 où les agences et experts en désaccord étaient invités à faire valoir leurs arguments. Or, en plus des réponses individuelles ou d’associations, seules les Agences Françaises et Italiennes ont émis un avis divergeant de celui de l’EFSA. Il est intéressant de noter que les points de divergences étaient les mêmes pour ces deux Agences. Comme seules 2 agences sur 27 étaient en désaccord avec l’EFSA il était évident que l’EFSA allait maintenir son point de vue.

aspartame

© Prévention Santé – Création graphique : Christèle Graphisme

Il faut savoir que le rapport de l’EFSA était assez exhaustif et comprenait deux parties. Une faisait le bilan des données toxicologiques et pointait de nombreux effets toxiques en particulier chez l’animal. Le rapport précisait à plusieurs reprises qu’il fallait prendre en compte ces effets dans l’évaluation. Sur cette base une nouvelle DJA pouvait être proposée 10 fois inférieure à la DJA actuelle, du fait des nombreuses incertitudes sur les mécanismes d’action, des doutes sur les effets cancérogènes, sur le développement et sur les fonctions du système nerveux (en particulier altérations du comportement et important stress oxydant).

L’autre volet de l’expertise portait sur la toxicocinétique et le métabolisme en se basant en particulier sur le syndrome phényl-cétonurique (PCU). En fait la principale conclusion était que l’aspartame est métabolisé dans l’intestin et que seuls les métabolites passent dans le sang. Ces métabolites (phénylalanine, acide aspartique, méthanol) se trouvent naturellement dans les aliments (protéines, jus de fruit) et le pic sanguin observé chez l’homme après ingestion d’aspartame reste dans la fourchette des variations observées au cours des repas.

sucre_aspartameAinsi il n’y a pas matière à s’inquiéter des effets toxiques. C’est ce volet du dossier qui a été privilégié prenant le pas sur tous les aspects toxicologiques. Si l’argument toxicocinétique chez l’homme est à prendre en compte, il ne doit pas occulter tous les effets rapportés chez les animaux et chez l’homme, bien qu’aucun de ces effets n’ait un poids suffisant pour constituer une base indiscutable d’évaluation. Dans d’autres dossiers comme celui des nitrates, c’est au contraire les arguments toxicologiques qui ont été privilégiés par rapport aux données humaines et toxicocinétiques.
Enfin plusieurs études épidémiologiques très récentes et sur des fortes cohortes ont suggéré des effets sur la reproduction, sur les lymphomes et leucémies (résultats non concluants). Une large étude sur la cohorte de femmes MGEN, a montré l’association significative entre consommation de sodas édulcorés et risque de diabète de type 2. Ces études constituent un élément important incitant à la prudence, justifiant un facteur de sécurité supplémentaire de 10 par rapport à la DJA actuelle.
Ces données correspondent aux recommandations de l’ANSES dans ces avis sur l’Aspartame, incitant à une consommation limitée pour les enfants et les femmes enceintes. De plus un avis de l’ANSES avait confirmé l’absence de bénéfices liés à la consommation d’aspartame, en particulier sur le poids corporel. Le maintien de la position de l’EFSA en faveur d’une DJA très élevée ne doit pas lever les recommandations de prudence émises par l’ANSES.

Rapport du Pr Narbonne

Pr Jean-François Narbonne à Quantique Planète

Une alternative au sucré ?

Prendre de nouvelles habitudes alimentaires en se passant de produits sucrés. Ce conseil est essentiel à la bonne santé d’une personne. Le sucre étant une « drogue » et nous rend dépendant. Une phase de sevrage est donc nécessaire. Il est possible de remplacer par de l’extrait de Stévia, une plante d’Amérique du Sud, considéré comme le plus sûr en raison d’une absence totale de soupçons, d’après Thierry Souccar, sur les boissons sucrés favorisant le diabète. L’idéal étant de ne pas consommer sucré du tout.

Prochain congrès de Quantique Planète

Informations et réservations des places : www.quantiqueplanete.com

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