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Le bio, pourquoi ?

Une équipe internationale d’experts dirigée par l’Université de Newcastle (Grande-Bretagne) vient de prouver que les cultures et les aliments à base de plantes cultivées en Agriculture Biologique (AB) contiennent jusqu’à 60 % de plus d’antioxydants clés que ceux produits en agriculture conventionnelle et jusqu’à moitié moins de métaux lourds.

Une méta-analyse de 343 études sur les différences de composition entre les cultures biologiques et conventionnelles a permis aux chercheurs de constater que le passage à une consommation de fruits, légumes et céréales bio, et d’aliments à base de ces produits pourraient fournir un complément en antioxydants équivalent à une consommation supplémentaire de 1 à 2 portions de fruits et légumes par jour. L’étude a mis en évidence des concentrations en antioxydants tels que les polyphénols, de 18 à 69 % plus élevées dans les cultures biologiques.

Or, de nombreuses études ont établi un lien entre les antioxydants et une réduction du risque de certaines maladies chroniques, notamment des maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, et de certains cancers.

En outre, elle met en évidence des niveaux significativement plus faibles de métaux lourds toxiques dans les cultures en AB. Le cadmium, qui est l’un des trois seuls contaminants métalliques avec le plomb et le mercure pour lesquels la Commission Européenne a institué des concentrations maximales admissibles dans les aliments, a été retrouvé à des concentrations près de 50 % (48 % de moins en moyenne) inférieures dans les cultures biologiques que dans les cultures conventionnelles.

Les concentrations en azote ont également été trouvées significativement réduites dans les cultures biologiques. Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, étaient respectivement 10 %, 30 % et 87 % plus faibles dans les cultures issues de l’AB que dans celles de l’agriculture conventionnelle. Enfin, l’étude a aussi constaté que des résidus de pesticides étaient quatre fois plus susceptibles de se retrouver dans les cultures conventionnelles qu’en AB.

Le professeur Carlo Leifert, professeur d’Agriculture Ecologique à l’Université de Newcastle, qui a dirigé l’étude, a déclaré : « le débat sur la comparaison entre AB et agriculture conventionnelle a grondé pendant des décennies maintenant, mais les données de cette étude montrent sans équivoque que les aliments issus de l’AB sont plus riches en antioxydants et moins contaminés par des métaux toxiques et des pesticides. »

La totalité de la base de données générée et utilisée pour cette analyse est disponible gratuitement sur le site de l’Université de Newcastle. Le travail de l’équipe internationale est l’analyse la plus complète jamais entreprise (incluant plus de 300 publications) pour comparer la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle. Cette étude repose sur la combinaison sans précédent d’une revue systématique de la littérature scientifique publiée sur le sujet et de son examen approfondi par des méthodes innovantes de méta-analyse.

Les résultats obtenus contredisent ceux d’une étude conduite en 2009 pour la « Food Standards Agency » (FSA) au Royaume-Uni, qui avait conclu qu’il n’y avait pas de différences substantielles ou de bénéfices nutritionnels importants pour les aliments Bio par rapport à ceux issus de l’agriculture conventionnelle. Les conclusions de l’étude réalisée pour la FSA reposaient sur l’examen de seulement 46 publications couvrant à la fois les productions végétales, la viande et les produits laitiers, alors que la méta-analyse conduite par l’Université de Newcastle a inclus les 343 publications parues dans des revues scientifiques à comité de lecture qui sont actuellement disponibles sur la différence de composition entre les cultures issues de l’agriculture biologique et conventionnelle.

Détracteurs du bio

L’alimentation bio a encore des détracteurs peut-être parce qu’elle va à l’encontre de leurs intérêts ou par ignorance et certains, peu renseignés, n’hésite pas à la qualifier « d’arnaque commerciale ». Dans une étude française « Valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique » les auteurs Léon Gueguen, Gérard Pascal, Jean Louis Bernard, et Bernard Denis membre de l’académie d’agriculture (15) ont compilé les résultats d’une centaine d’études comparant produits bio et conventionnels. Ils en concluent que « les facteurs de variation de la valeur nutritionnelle des aliments relèvent de la variété ou de la race, de la saison, du climat, du stockage, de la conduite d’élevage… plutôt que du mode d’agriculture ». Ainsi, disent il en l’état actuel des connaissances, « l’agriculture biologique peut légitimement revendiquer des vertus écologiques, mais certainement pas, dans le cadre d’un régime alimentaire global, des effets bénéfiques sur la santé des consommateurs réguliers de produits bio ». L’étude de l’équipe de l’Université de Newcastle prouve largement le contraire.

Progression du choix du bio en France

64% des Français ont consommé bio en 2012 et la part des consommateurs réguliers (au moins une fois par mois) s’élève à 43% alors qu’elle était de 37% en 2003 et de 40% en 2011. 8% des Français sont des « Bio quotidiens », ce sont les plus assidus. 15% des Français sont des « Bio hebdos » c’est à dire qu’ils mangent bio au moins une fois par semaine. 20% sont des « Bio mensuels » : ils consomment des produits bio au moins une fois par mois. Enfin, 21% des Français sont des « Bio occasionnels », ils consomment bio de temps en temps.

Le gouvernement Français a adopté l’Agenda 21, plan d’action pour le XXIème siècle lors du sommet de la terre et l’association passerelle développe un programme d’éducation à l’intention des jeunes générations dans le champ de l’environnement la santé et la citoyenneté.

Pas de discours ni d’information sur l’alimentation hypo toxique mais une intention d’ancrage territorial pour manger local et durable. Evidement l’industrie alimentaire traditionnelle défends ses prérogatives mais le ministre de l’agriculture a fait du développement de l’agriculture biologique une des priorités du plan « Ambition 2017 » qui vise à doubler les surfaces cultivées bio d’ici cette date. Actuellement la surface totale en production bio du territoire est de 1 million d’hectare soit 3,93 % de la surface cultivée en France.

Le Label bio garantit une forte majorité de substances naturelle , des matières de qualité qui ne perturbent pas l’environnement , une utilisation raisonnée des ressources naturelles, le respect des espèces et de la condition animale, un usage réduite des produits chimiques ,des efforts de production et de recyclage, une recherche sur la qualité du produit, une attention aux conditions sanitaires, sociales, économiques des acteurs, un effort de transparence envers le consommateur. Manger bio peut sembler plus cher mais faire ces achats sur les marché locaux ou en participant à des réseaux de commande type campanier ou amap permet de se nourrir avec des aliments plus sains et en respectant les saisons.

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