Guérir les diabétiques non insulino-dépendants, mission impossible ? - Prévention Santé
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Guérir les diabétiques non insulino-dépendants, mission impossible ?

Eh bien non, pas impossible !

Quelle est l’origine du Diabète non insulino-dépendant (DNID), si ce n’est une maladie du mode de vie ? Alors comment croyez-vous pouvoir guérir, si ce n’est en changeant radicalement votre manière de vous alimenter et de vous comporter au quotidien ?

Tous les médicaments du monde vous poussent à croire en des solutions miraculeuses et sans effort, ce qui évidemment se révèle excellent pour une dizaine de firmes pharmaceutiques et qui de plus simplifie considérablement les consultations…

Une équipe de Newcastle apparemment parfaitement libre de tout conflit d’intérêt avec l’industrie (1) a publié récemment l’étude DiRECT (Diabetes Remission Clinical Trial), et a enrôlé 280 volontaires pendant huit semaines âgés de 20 à 65 ans et savez-vous ce qu’elle annonce ? Que trois mois après la fin de la prise en charge, 64% des patients ne présentaient toujours plus aucun symptôme de diabète, si votre maladie silencieuse ne vous pose aucun problème allez donc clicker ailleurs mais pour les autres, écoutez bien ce que pourrait imposer DiRECT à votre infortune (passagère, du coup) ;

  1. Il vous faudrait ne consommer que 600 calories durant 8 semaines, et d’une,
  2. Il importerait de vous relancer dans l’exercice physique adapté à votre physiologie du moment, et de deux.

Et c’est fini, plus de DNID. Simple, non ? Bon, je plaisante. Pour réussir une prouesse pareille, il vous faudra impérativement ;

  • Retenir un rendez-vous chez votre médecin traitant (à qui vous aurez très à l’avance transmis cet article afin qu’il l’étudie attentivement), lui seul est à même de vous dire si vous êtes éligible à « l’expérience miraculeuse » et sera capable de vous signaler quels médicaments il faut immédiatement interrompre le jour J, dont tous les antidiabétiques oraux car votre glycémie va très rapidement et spontanément s’effondrer. Votre suivi pendant ces deux mois devra se réaliser au plus près car votre surpoids va fondre comme neige au soleil et partant votre hypertension artérielle, hyperuricémie, dyslipidémie, troubles du sommeil, troubles de l’humeur, etc… aussi. Il est donc fondamental que votre médecin « dé-prescrive » l’inutile-toxique au rythme de votre santé recouvrée !
  • Prévoir une épreuve d’effort si vous n’en avez pas réalisé depuis plus de deux ans afin que tout doute s’agissant de vos possibilités d’exercice physique soit balayé. Personne n’impose à personne la pratique de cinq marathons par semaine pour se délivrer du diabète, en revanche si votre santé vous concerne vous devez impérativement rechercher « l’exercice physique adapté à votre état » (2)
  • Entamer un suivi chez un(e) diététicien(ne) qui aura aussi reçu préalablement ce contenu afin qu’il (elle) se prépare efficacement (et probablement avec joie, car toutes les professions de santé rêvent de guérir leurs patients) à vous guider dans seulement 600 calories d’aliments délivrés quotidiennement tout en évitant l’amidon et le lactose, extrêmement pauvre en gluten, mais avec un verre de vin rouge (2) par jour (si possible et si accepté, évidemment), une quantité suffisante d’Oméga-3, Chrome, B12, folates, Tryptophane, Magnésium marin, huile d’olive, et vous allez voir dans quelques secondes avec Marion Kaplan que la révolution de votre palais ne s’arrête pas qu’à la micronutrition…

C’est vrai ça, au fait, le choix des aliments est déjà capital, mais si les modes de cuissons pouvaient aussi radicalement transformer le pronostic vital à long terme de tout le monde et surtout des diabétiques, ne me dis quand même pas chère Marion que le Diable (culinaire) peut se loger dans d’aussi misérables détails ?

Courage chers lecteurs, les bonnes nouvelles sont aussi faites pour vous !

La réponse de Marion Kaplan

Bonjour Doc s’en Mêle,

Tu veux que je te dise, s’agissant des dangers méconnus des cuissons ?

Les produits de Maillard ou PTG (Produits Terminaux de Glycation) s’accumulent avec l’âge, plus particulièrement lors du diabète, et sont les principaux responsables des nombreuses complications de cette maladie qui se développent au niveau d’organes tels que les reins, les yeux ou le cœur. Ils participent à l’apparition de plusieurs maladies (l’athérome, l’insuffisance rénale, la rétinopathie diabétique et la cataracte) et sont donc hautement dangereux pour l’organisme.

Il faut donc tâcher d’éviter la Glycation dans votre cuisine. En effet, lorsque vous faites une grillade, ou du pain grillé, ou un rôti, des frites et toutes ces cuissons à hautes températures vous formez des protéines glyquées. Le pire, c’est quand vous mangez un morceau de pain, celui-ci fait monter votre glycémie plus haut que le sucre et plus longtemps. Cette réaction entraîne la formation de protéines glyquées !

Privilégiez la cuisson à la vapeur douce, car vous n’aurez jamais de réaction de Maillard avec ce type de cuisson.

Vous pourrez alors corriger vos régimes alimentaires en supprimant les sucres, le miel, les confitures, toutes les céréales avec ou sans gluten. Nous nous approchons d’un régime de type paléo ou hypo-toxique selon le Dr Seignalet, ce que j’ai largement développé dans mon livre « Paléobiotique » (3).

Vous croyez qu’il ne reste plus rien à manger ! C’est que vous mangez toujours la même chose. Il y a tant d’aliments, la liste est trop longue pour l’énumérer ici ! On le fera bientôt, promis !

Pour conclure, le diabète de type 2 ne devrait pas exister. Il dépend de nous, entièrement de nous. Cette maladie de civilisation montre à quel point nous nous sommes laissés entraîner dans un engrenage de Malbouffe (4), de satisfaction instantanée sans réflexion, que nous payons au prix fort avec des maladies invalidantes, une prise de médicaments à vie, quand ce n’est pas la mort qui nous atteint beaucoup trop tôt. À vous de choisir car tout est dans votre fourchette et dans votre travail sur vous-même pour vous adapter à ce monde qui bouge parfois trop vite pour nous.

Je vais bientôt vous proposer un article entier sur l’alimentation du diabétique, à quatre mains avec le Docteur Marik Cassard, micro-nutritionniste et cancérologue à Paris, à bientôt Doc s’en Mêle, pas trop triste que je te pique ton idée rédactionnelle ?

(Attention ! ce contenu rédactionnel, certes rigoureux sur son objet, se veut surtout informatif et distrayant, il ne remplacera jamais l’avis final de votre médecin traitant, bien que parfois celui-ci ne dispose pas toujours de toute la documentation indépendante nécessaire, alors transmettez-lui cet article et donnez-lui le temps de l’étudier !) 

Bibliographie

  1. http://www.ncl.ac.uk/magres/research/diabetes/reversal/#overview
  2. Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral, de Michel de Lorgeril, Thierry Souccar Ed.
  3. La paléobiotique de Marion Kaplan, éditions Thierry Souccar
  4. J’arrête la malbouffe ! 21 jours pour changer de Marion Kaplan, éditions Eyrolles

Source Image Fotolia

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Notice :

Les informations diffusées sont données à titre non professionnel. Elles ne remplacent aucunement les visites médicales, les diagnostics et les traitements médicaux qui doivent être faits en fonction des situations particulières de chacun, et que seul un médecin, dont le titre est légalement reconnu en France, peut réaliser.