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La médecine traditionnelle face à l’épidémie

On reconnait une épidémie du fait qu’il y a une grande contagiosité, Une similitude dans les symptômes, Que ces symptômes ont une évolution rapide, Et que les patients sont rapidement dans un état grave. La conséquence directe est qu’il y a une mortalité importante en fonction du système immunitaire… c’est-à-dire que la résistance standard va être mis à l’épreuve et seul les plus solides vont passés à travers cette pandémie. Toute personne affaiblie va se retrouver « laminée »…

Et c’est ce qui fait peur actuellement car nous nous retrouvons dans un monde où les personnes sont de plus en plus fragiles et où les personnes qui ont une forme d’immuno- déficience (à cause de traitements, à cause de certaines maladies, à cause de l’âge, etc…) vont se retrouver sur la sellette par rapport à un « alien » où ils ne pourront pas se défendre suffisamment.

Cela fait peur… mais révèle notre fragilité !

Les mesures de cette épidémie par rapport à la médecine chinoise et de toutes autres médecines est la prévention. Ainsi :

  • les mesures d’isolement des malades est la 1ère règle, pour que la population ne soit pas touchée,
  • 2ème règle, le renforcement de l’immunité, parce que l’on sait que l’agent pathogène est très virulent… nous n’avons pas trop le choix que de renforcer notre capacité de lutte,
  • enfin, le mithridatisation, c’est-à-dire se préparer à l’adversaire que l’on va avoir. Cette idée que lorsqu’un agent pathogène est toxique, on a besoin de prendre une dose de cette toxicité pour pouvoir survivre au cas où l’on serait touché. Cela n’empêche pas de tombé malade… Cela permet de mieux résister puisque l’on s’est entrainé contre l’agent pathogène.

Il vaut mieux se mithridatiser avant, pour ne pas avoir à se vacciner trop après… mais cela est un vieux débat sur la vaccination. Pour ma part, le questionnement sur la vaccination repose sur le fait d’adapter le sérum en fonction des paramètres de chaque personne (poids de la personne, bébé, enfant, adulte, maladie, bonne santé, …)

 

Mais au fait, qu’est-ce que le système immunitaire en médecine chinoise ? Quelle est l’énergie qui doit nous défendre contre les agressions extérieures de toutes sortes ? Comment fonctionne-t-elle ? Et surtout comment peut-on la renforcer ?

En médecine chinoise, on ne parle pas de système immunitaire. On va parler d’énergie défensive. Cette énergie défensive est élaborée sous le contrôle des Reins en lien avec les Poumons (qui contrôle la peau et le système digestif; il protège ainsi « l’organisme intérieur » de la pénétration d’agents pathogènes externes).

Cette énergie défensive recouvre la surface de notre corps, comme une deuxième peau, pour nous défendre contre tout ce qui vient de l’extérieur, contre ce qu’on appelle en médecine chinoise : les énergies perverses externes. Regroupé dans 6 grandes catégories, elle se distingue selon leur symptomatologie qui peut être reliée :

  • Au froid : frissons, crainte du froid,…,
  • à la chaleur : gorge rouge, fièvre élevée, soif,…,
  • à l’humidité : tête lourde, toux avec mucosités,…,
  • à la sécheresse : nez, gorge et toux sèches,…,
  • et au vent : symptômes mobiles, éternuments, rhumes,…

Mais ce n’est pas fini. Dans les facteurs extérieurs qui peuvent nous agresser, se trouve aussi :

  • es virus, les épidémies, les bactéries,
  • les traumatismes et les chocs physiques,
  • enfin les agressions qu’on pourrait qualifier d’émotionnelles ou verbales.

C’est à tout cela que sert l’énergie défensive ou système immunitaire. Et si, le système immunitaire n’est pas suffisamment fort ou si le facteur pathogène est particulièrement fort, le virus pénètre la défense de l’organisme provoquant la maladie.

Cette énergie défensive prend sa source dans les Reins ou plutôt dans l’énergie de nos Reins, là où se trouve notre grande réserve d’énergie vitale : nos Reins sont réellement les fondements de notre énergie, les piliers de notre force.

Et à partir de sa source, l’énergie défensive monte dans le corps grâce à l’énergie de la Rate. Une des fonctions de l’énergie de la rate, en médecine chinoise, est de faire monter l’énergie vers le haut. C’est donc l’énergie de la Rate qui va insuffler à l’énergie défensive son mouvement ascensionnel. Ayant une grande place dans le système immunitaire, il est important que son énergie soit solide et opérationnelle.  D’ailleurs, on retrouve un peu cette fonction immunitaire de la Rate en médecine occidentale puisque c’est elle qui est responsable de la formation des globules blancs qui ont la charge de notre immunité. Ce sont eux qui nous défendent à l’intérieur de notre sang.

Pour résumé, notre énergie défensive prend sa source dans nos Reins, monte dans notre corps grâce à l’énergie de notre Rate et arrive dans nos Poumons pour finalement se diffuser à la surface entière de notre corps au niveau de notre peau. C’est l’énergie des Poumons qui permet cette diffusion et ainsi nous crée une armure énergétique plus ou moins solide, plus ou moins perméable en fonction de la qualité et de la quantité d’énergie défensive que nous avons.

Si l’on fait les comptes, il y a 3 organes importants pour avoir une bonne énergie défensive :

  • Les reins,
  • La rate,
  • Les poumons…
  • … 3 organes qu’il est important de tonifier, en particulier au moment de l’automne, pour que notre énergie défensive soit la plus forte et la plus puissante possible afin que nous soyons protégés durant tout l’hiver ! Cette notion est importante puisque c’est pendant cette saison d’hiver que l’on se régénère. A chaque fois que l’on est fatigué ou malade on puise dans nos réserves au lieu de les remplir.

 

Tips de préventions :

L’alimentation

Au printemps, les saveurs de l’axe Bois (foie)/Métal (poumon) sont le piquant et l’acide ; en consommation modérée, elles équilibrent Foie et Poumon.

La saveur douce harmonise.

Pour soutenir l’énergie du poumon, on privilégie le piquant doux, la saveur acide modérée et des aliments qui tonifient la Rate : maïs, cresson, asperge, carottes, arachide, noix, gingembre, figue, raisin, carpe, miel, lait de brebis, lait de vache sauf en cas de glaire.

 

La qualité de notre respiration

  • Adopter la respiration diaphragmatique ;
  • Inspirer par le nez en gonflant le ventre 2 secondes et expirer en relâchant le ventre sans forcer.
  • Poser les 2 mains sur le ventre pour ressentir le mouvement.

Une bonne respiration peut prévenir la peur, le stress, l’angoisse, et apaiser la douleur, les blocages et le sommeil. Une respiration appropriée retrouvée peut renforcer nos reins et notre système immunitaire.

Les exercices de Qi Qong , fondés sur la respiration ne lien avec les organes.

 

Qi Qong

 

Sources : Enseignements de la médecine traditionnelle chinoise en général: que se soit du professeur Leung Kok Yuen, le Huangdi Neijing le classique de la médecine interne de l’empereur jaune (livre), Patrick shan et Eric Delafontaine (praticien).
Image : pixabay

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