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Se sevrer du tabac avec l’aide de la sophrologie

Le 31 mai est déclarée Journée Mondiale Sans Tabac. La France compte actuellement 16 millions de fumeurs. Plus de la moitié d’entre eux (58%) déclarent avoir envie d’arrêter ! (Source : Tabac Info Service). Il faut dire que de façon globale, le tabac est responsable d’un décès sur huit.

Si la plupart des fumeurs parviennent à arrêter seuls et sans aide, après une ou plusieurs tentatives, d’autres se tournent vers différents supports d’accompagnement au sevrage : médecine générale, tabacologie, patchs & substituts, vapote, médecines douces, etc.

En complémentarité d’une consultation médicale, la sophrologie a toute sa place car elle propose des outils efficaces à plusieurs niveaux.

La sophrologie est née dans les années 60, inspirée par le yoga, le zazen japonais, l’hypnose ou la relaxation. A partir d’exercices simples de respiration, de relâchement musculaire et de visualisation, cette méthode permet de retrouver son équilibre. Le corps, l’esprit les émotions s’harmonisent pour un bien-être profond et durable.

Dans le cadre d’un sevrage tabagique, la sophrologie peut notamment agir sur :

1/ La gestion du stress et du craving

Les personnes désireuses d’arrêter de fumer appréhendent bien souvent le craving (c’est à dire la sensation de manque) et le stress que le sevrage va parfois générer. Cette peur les amène à repousser plusieurs fois leur projet d’arrêt ou à l’abandonner. Démunies, elles préfèrent fumer plutôt que d’avoir à faire face à ces ressentis désagréables.

Des techniques sophrologiques spécifiques permettent de déployer une réponse immédiate aux situations délicates. Le sophronisant (celui qui pratique la sophrologie) est ainsi outillé pour gérer les moments de vulnérabilité. Le stress / le craving s’apaisent et la personne renforce son sevrage de façon confortable.

2/ La redécouverte des cinq sens

Les études sur l’arrêt du tabac montrent que 48 heures après la dernière cigarette, le goût et l’odorat s’améliorent déjà. Pour travailler la présence à soi-même et au monde, la sophrologie s’appuie fondamentalement sur les cinq sens car ils sont de véritables trésors.
En prenant / reprenant conscience de chacun de ses sens (vue, odorat, goût, ouïe, toucher), le sophronisant augmente sa perception poly-sensorielle et sa qualité d’être. Plus à l’écoute, plus ouvert à ce qu’il ressent, il se recentre peu à peu et ré-apprend à se vivre pleinement, dans toutes ses dimensions. Le fait de sentir, d’entendre ou de toucher en conscience, renforce et améliore le plaisir dans les gestes simples du quotidien.

3/ La respiration consciente

Le corps met 72 heures après la dernière cigarette pour retrouver une respiration fluide. La sophrologie offre plusieurs techniques de respiration apportant un bien-être immédiat et durable. En pratiquant régulièrement ces techniques respiratoires, le sophronisant en sevrage tabagique relance véritablement son organisme pour plus de santé et de vitalité. Les personnes ayant arrêté de fumer le disent couramment et souvent avec enthousiasme : « Je sens que je respire mieux !« .

Les effets de la respiration pleine et consciente sont nombreux : amélioration du sommeil, augmentation du tonus, baisse de l’anxiété, concentration optimisée, immunité boostée, etc.

4/ L’ici et le maintenant

Le fumeur anticipe la plupart du temps ses achats et sa consommation de cigarettes. Ainsi, il ne vit pas réellement le moment présent. Lorsqu’il arrête, son rapport au temps et au monde change. Les pauses qui rythmaient la journée disparaissent. La pratique de la sophrologie amène à s’ancrer de plus en plus dans le moment présent. Elle limite l’anticipation et accompagne chacun vers un vécu plus conscient de chaque instant de la vie.

En (ré)apprenant à vivre au présent, l’ex-fumeur se réapproprie son espace et son temps. Il goûte et savoure sa liberté d’être sans dépendance. Il redevient maître de son emploi du temps. Il redécouvre le plaisir de vivre au travers d’un coucher de soleil, d’une salade de fruits frais, d’une musique relaxante ou d’un roman inspirant, à l’opposé de son passé d’addict.

Il restera à poser au préalable, les bases d’un accompagnement sophrologique structuré et adapté aux objectifs de la personne; en synergie avec une prise en charge médicale notamment. Pour cela, une réflexion sur les motivations à l’arrêt sera essentielle pour renforcer la démarche globale et permettre à la personne de dépasser les moments de « rechute » ou de vulnérabilité, de façon constructive et sereine.

Sources image : pexels.

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