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Obligation vaccinale impossible à satisfaire

Le Conseil constitutionnel vient de rendre sa décision le 20 mars 2015, la vaccination obligatoire est, selon les « sages », conforme à la constitution.

En France, plusieurs lois d’obligations concernent la vaccination antidiphtérique, antitétanique, et antipoliomyélitique. Ces lois d’obligations, qui existent depuis de nombreuses années, sont pourtant en contradiction avec une loi fondamentale, la loi Kouchner du 4 mars 2002 relative à la liberté de choix thérapeutique. L’article L.1111-4 du Code de la Santé Publique précise en effet « qu’aucun acte médical ne peut-être pratiqué sans le consentement libre et éclairé du patient ».

En 2008, le seul vaccin obligatoire combiné DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) a été retiré du marché, suite à une augmentation du nombre d’effets secondaires. Un retrait temporaire, mais cela fait maintenant 7 ans ! Depuis, pour les parents qui souhaitent faire vacciner avec seulement les valences obligatoires, c’est l’impasse, car les vaccins indiqués pour la primo-vaccination* contiennent en plus d’autres valences non obligatoires (ex : coqueluche, hépatite B…).

Certains médecins prescrivent parfois, pour ceux qui ne souhaitent que les vaccins obligatoires, le vaccin Revaxis, qui n’est pas indiqué en primo-vaccination*, mais en rappel pour les enfants de plus de 6 ans. Concernant le kit D.T. Vax + Imovax Polio, que certains médecins proposent en dernier recours, il s’agit d’une alternative pour le moins douteuse. Le patient n’aura aucune difficulté à se procurer le vaccin Imovax Polio, mais il en sera tout autrement concernant le D.T. Vax. En effet, depuis 1999, le D.T. Vax, qui contient un dérivé de mercure, a été retiré du marché français, suite aux recommandations de l’EMA*, demandant l’absence de mercure dans les vaccins pédiatriques. Par conséquent, il n’a aucune autorisation de mise sur le marché. D’ailleurs il n’existe pas dans le circuit pharmaceutique, les pharmaciens n’ayant aucun droit de le vendre, le laboratoire s’autorise donc à l’offrir à qui voudra bien en faire la demande, sous certaines conditions.

Les médecins sont face à leurs responsabilités. Le code de déontologie impose non seulement d’informer et de recueillir le consentement du patient, mais en plus de s’assurer que celui-ci ne risque rien. Aujourd’hui peu de médecins pratiquent des tests médicaux avant vaccination pour rechercher d’éventuelles contre-indications, il s’agit pourtant d’un principe de précaution fondamental. On entend dire que si l’on se vaccine, on se protège et l’on protège également les autres. Mais combien de médecins pratiquent un test d’immunité après vaccination pour s’assurer que la patient est réellement immunisé ? Combien de personnes vaccinées contre la rougeole ou la grippe ont quand même développé la maladie ?

La France est l’un des derniers pays d’Europe à maintenir une obligation vaccinale, et ce en dépit des lois qui protègent le patient et sa liberté de choisir tout traitement médical. La santé publique ne s’obtient pas par la menace ou par la force, mais par l’éducation et l’information comme dans bien d’autres domaines. Par exemple, en Allemagne ou au Luxembourg, où il n’y a aucune obligation, les citoyens sont-ils plus malades ? Le manque d’information et de transparence a rendu le patient inquiet, réticent et surtout curieux d’en savoir plus sur le plan médical mais aussi en terme de droit. La loi santé qui se prépare actuellement à être votée n’est que la continuité d’une dictature médicale qui s’installe peu à peu et qui s’imposera de plus en plus si nous laissons faire.

La liberté de choix thérapeutique ne se marchande pas, c’est notre droit le plus élémentaire d’être humain. Et n’oublions pas que notre santé est aussi protégée par des droits.

Stéphanie Donzello
Présidente de l’association Prévention Vaccin

 

*Valences : On parle ici de valences vaccinales, il s’agit du nombre de maladies contre lesquelles un vaccin est censé protéger.
*Primo-vaccination : Du point de vue du droit, il s’agit des premières injections qui constituent la vaccination initiale
*EMA : Sigle anglais de l’agence européenne des médicaments

Crédit photos : http://www.bickel.fr

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