Vaccins : une nouvelle guerre de religion ? - Prévention Santé
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Vaccins : une nouvelle guerre de religion ?

« A qui est persuadé détenir une vérité universelle, il est indécent d’oser demander des preuves. C’est le principe de l’intégrisme religieux. La peur de la maladie et de la mort nous rendent vulnérables face aux marchands d’espoir. La démarche scientifique n’échappe pas aux règles de la psyché humaine. La science nous a sorti de l’obscurantisme, veillons à ce qu’elle ne nous y replonge pas. Ce n’est pas au réel de se plier à nos croyances. »

Je ne reviendrai pas sur le passage en force d’une loi, qui n’est justifiée par aucune menace sérieuse sur la santé publique, votée à 63 contre 3 (sur 577 députés…), à l’encontre des conclusions de la concertation citoyenne (1), sans aucun débat de fond, le tout dans un silence médiatique absolu. Il est clair que ces gens-là, qui n’ont même pas daigné répondre à nos courriers, ont cessé d’être la représentation nationale et je laisse chacun en tirer les conséquences. J’espère vivement que mes compatriotes feront, dans les temps qui viennent, un usage immodéré de leurs droits constitutionnels. La liberté n’est pas juste une opinion ou une option parmi d’autres. Intrinsèquement, elle n’est pas le produit des rapports de force sociaux, elle est le produit de notre conscience.

Je vais aujourd’hui mettre ma casquette de psy et m’attarder sur les mécanismes psychologiques individuels et collectifs qui sont à l’œuvre dans cette gigantesque foire d’empoigne qu’est la question des vaccins. Parce qu’à défaut de dialogue démocratique, nous assistons à un choc des croyances qui est parfois d’une violence inouïe. Lorsque vous avez des victimes, des familles de victimes d’accidents vaccinaux – certains ont perdu leur bébé, d’autres sont dans un fauteuil roulant, la vie de ces gens-là est détruite – qui se constituent en association pour essayer de faire bouger les choses, et qu’ils se font traiter publiquement de sectes antivaccins, je me demande à quel point nous avons perdu le sens de la mesure.

Déjà, il est important de rester bienveillant avec les gens qui ne sont pas d’accord avec nous, d’écouter attentivement leurs arguments. Par respect de leur personne d’abord, puis parce que c’est peut-être eux qui ont raison, la vérité étant rarement l’exclusivité d’une personne, d’un groupe ou d’un courant de pensée. L’expérience de chacun est le trésor de tous, disait Gérard De Nerval. Trop souvent, on attaque la personne, ce qu’elle est supposée être ou ne pas être, au lieu de réfuter les idées, arguments à l’appui. Ce sont des attaques de cour de récré. Il va falloir que nous comprenions tous, je dis bien tous, que nous sommes sur le même bateau. Même ceux qui s’imaginent tirer un profit ou un pouvoir de leurs manipulations sur la santé seront concernés un jour ou l’autre, eux ou leurs enfants, par des problèmes de santé. Les maladies de civilisation arrivent par l’action consciente ou inconsciente de chacun d’entre nous et pour en sortir, nous allons tous devoir relever nos manches et mettre en commun nos intelligences.

Il y a une inquiétante dérive intégriste, c’est que toute personne qui émet des réserves quant à notre façon de vacciner ou sur l’innocuité de certains vaccins par exemple, est très rapidement cataloguée comme antivaccinaliste pur et dur. Il faut être entièrement pour ou entièrement contre, comme si tous les vaccins étaient de même nature et avaient la même histoire. Moi qui croyait que le doute était une des principales vertus scientifiques. Or, de plus en plus de gens doutent et, ne recevant pour toute réponse à leurs questions plus que légitimes que mensonges et déni, risquent de généraliser et d’exagérer. J’ai entendu ainsi que les vaccins étaient la seule cause de l’autisme. Nous subissons hélas beaucoup d’autres pollutions. Je reste persuadé, jusqu’à preuve du contraire, que certains vaccins peuvent être utiles chez certaines personnes. Le discours absolutiste des pouvoirs publics risque de provoquer une perte de confiance profonde et durable d’une majorité de la population envers l’ensemble des vaccins qu’elle rejettera en bloc. Ce sont les autorités qui sont en train de fabriquer des antivaccins.

Qu’est-ce que la vérité scientifique ?

On veut nous faire croire que les scientifiques, hormis quelques brebis égarées, parlent d’une même voix des vaccins. Or, nous avons jusqu’ici très peu entendu les scientifiques s’exprimer à ce sujet. Je ne parle pas des porte-paroles des sociétés savantes, au discours convenu, ni de quelques médecins-journalistes dont l’omniprésence devient caricaturale. Je veux parler des chercheurs, des cliniciens chevronnés, de ceux qui font la science et qui la vivent, et qu’aucun des grands médias n’a invité à débattre. Dommage, car les scientifiques sont loin d’être unanimes sur la question vaccinale. La vérité, toujours relative en sciences du vivant, est très éloignée du conflit bipolaire imposé dans les médias. Par ailleurs, si le manifeste de 200 médecins en faveur de l’obligation vaccinale a été largement relayé, silence radio sur la pétition de 120 médecins qui refusent cette même obligation.(2)

Récemment, le président de l’Ordre des médecins menaçait de poursuites les praticiens qui relaieront des arguments contraires aux données acquises de la science. Rien que la formule fait frémir. N’est-il pas dans la nature de la science d’évoluer ? Toute découverte, toute innovation est par définition une remise en question de l’ordre établi. Par ailleurs, les consensus de soins varient d’un pays à l’autre, sans forcément de différence sur la santé des habitants. Ce sont les sociétés savantes, dont la frontière avec l’industrie pharmaceutique relève de l’illusion, qui décident ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Hors de l’église, point de salut. Il est facile de parler d’unanimité chez des professionnels de santé managés par la terreur. Pourtant, ça commence doucement à ruer dans les brancards.(3)(4)

Quand vous voyez des enfants en bonne santé devenir gravement malades juste après une vaccination, ou bien des nourrissons qui meurent, qu’il y a une explosion de ce genre de cas ces dernières années et qu’on vous répond qu’aucune étude ne démontre le lien, il n’y a bien que les experts pour ne pas s’interroger. Certes, corrélation n’est pas causalité. Sauf que certaines substances contenues dans certains vaccins sont reconnues, souvent depuis longtemps, pour leur toxicité. Tout bon clinicien saura faire le rapprochement. Curieusement, la notice du vaccin DTP commercialisé par Sanofi-Pasteur aux Etats-Unis mentionne la possibilité de mort subite du nourrisson ! Il existe aussi un énorme problème de pharmacovigilance, une majorité des accidents vaccinaux n’étant pas comptabilisés pour être englobés dans les études. Probablement pour ne pas fragiliser le mythe. Pendant ce temps, les familles ne sont pas écoutées, c’est une double peine que de voir son malheur non reconnu. Ce n’est pas au réel de s’adapter à notre façon de le percevoir, c’est plutôt l’inverse il me semble.

Au fond, en vertu de quoi les publications scientifiques constitueraient la seule source valable de vérité ? La science elle-même n’est qu’une vision du monde possible parmi d’autres. Les propos du sinologue Cyrille Javary résonnent encore en moi : « Pour un occidental, est vrai ce qui est prouvé. Pour un chinois, est vrai ce qui fonctionne. » Je suis persuadé que nous pouvons concilier les deux. Encore faudrait-il que la science respecte pleinement ses propres préceptes : la rigueur méthodologique, des expériences vérifiables et reproductibles, et surtout l’ouverture permanente à la révision, à l’opposé de tout dogmatisme. C’est le rédacteur en chef du Lancet, une des plus prestigieuses revues scientifiques internationales, qui le dit : « Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse. Affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalides et de conflits d’intérêts flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris un mauvais tournant. » Car si la science nous a sorti de l’obscurantisme, veillons à ce qu’elle ne nous y replonge pas.

Notre cerveau et nos certitudes

Alors que je m’attendais à rencontrer une rigueur scientifique implacable, j’ai été surpris par la pauvreté de l’argumentation des pro-vaccins les plus actifs. Vraisemblablement parce qu’ils sont persuadés détenir une vérité évidente, définitivement inscrite dans le patrimoine de l’humanité et que par conséquent, il est indécent d’oser leur demander des preuves. C’est exactement le principe de l’intégrisme religieux. A partir du moment où vous êtes réellement persuadé que les vaccins ont sauvé l’humanité, toute remise en question devient intolérable et doit être réprimée. Autrement dit, la liberté de chacun s’arrête là où commencent leurs certitudes. A l’opposé, j’ai recensé pas moins d’une quarantaine d’ouvrages critiques sur la vaccination, pour la seule langue française, écrits par des médecins, des chercheurs, des journalistes, des parents, lourdement documentés. A ce jour, je les ai quasiment tous lus. La plupart ne cherchent pas à imposer leur vision du monde, ils font part de leur réserve, de leurs doutes.

Chacun de nous appréhende le monde à travers une succession de filtres perceptuels, installés au gré de l’éducation, des interactions sociales et des expériences personnelles. Ces filtres entraînent des processus cognitifs de sélection et de distorsion de l’information reçue. A partir de ce qui n’est qu’un ensemble de représentations internes, nous établissons une carte du monde que nous avons tendance à considérer comme universelle. Prenez dix personnes qui ont vécu un même évènement puis interrogez-les. Il y a fort à parier que vous entendrez dix histoires différentes. Certaines sembleront proches avec des nuances et d’autres carrément opposées. Pourtant, chacun parle bien de la réalité. Celle qu’il a vécue. L’ignorance de ce seul fait peut conduire à des difficultés de communication, à l’incompréhension et à l’intolérance.

La logique scientifique, basée sur des preuves observables, n’échappe pas aux règles de la psyché humaine. Des expériences de neuropsychologie ont démontré que nous voyons surtout ce que nous croyons. Sachant qu’une bonne partie de nos croyances sont inconscientes, il y a de quoi être prudent face à ce que nous considérons comme étant la vérité. Plutôt que rechercher à tout prix une objectivité par définition impossible à atteindre, nous devrions travailler à augmenter la conscience de nos processus mentaux, ce qu’Idriss Aberkane nomme la subjectivité limpide. La seule solution pour se prémunir de toute forme de manipulation est de s’élever en conscience, c’est-à-dire toujours travailler à une meilleure connaissance de soi et de la vie.

La force du conditionnement à l’épreuve du réel

J’ai observé beaucoup plus de réactions de la part de la population pour le scandale du Levothyrox que pour l’obligation vaccinale qui est pourtant d’une toute autre ampleur. Le propagandiste Goebbels disait : « un mensonge répété dix fois reste un mensonge, répété dix mille fois il devient une vérité. » Nous sommes au pays de Pasteur et les vaccins nous ont sauvé. Même si les archives statistiques et les livres d’histoire de la santé nous livrent une version nettement plus nuancée. A un certain niveau de saturation de l’esprit, nous admettons une information comme vraie, il est inutile d’aller la vérifier ni de la remettre en question puisque toute le monde sait que c’est vrai. Elle fait partie du paysage sans que nous y prêtions attention.

Il existe un phénomène en psychologie qu’on appelle la dissonance cognitive. Il s’agit de faire comme si un évènement qui contrarie une croyance ne s’est pas produit ; de réinterpréter le réel pour faire en sorte que nos croyances, et toute l’écologie psychique que nous avons bâties dessus, restent intactes. C’est comme si nous regardions une scène au travers d’un filtre sans avoir conscience de la présence de ce filtre. Vous pouvez présenter des centaines d’études scientifiques, des milliers de cas d’accidents vaccinaux, l’esprit tend à conserver la croyance initiale, par exemple que les vaccins sont sûrs et nous préservent des maladies. La dissonance a bien sûr un seuil de rupture mais je crains qu’il ne soit ici au prix d’une catastrophe sanitaire massive. Einstein disait qu’il est plus difficile de désintégrer un préjugé qu’un atome.

Pour la plupart d’entre nous, la conformité prime sur la vérité. C’est une question de survie qui date des temps primitifs et demeure engrammée dans notre cerveau, à savoir notre peur d’être exclu du groupe. Si nous percevons que le groupe a tort, nous préférons renoncer à la vérité plutôt que nous retrouver isolé. Ceux qui pratiquent la manipulation des masses le savent pertinemment et utilisent à loisir un certain nombre de distorsions cognitives qui, reprises inlassablement par des personnes faisant figure d’autorité, ont un impact énorme. Bien évidemment, les scientifiques eux-mêmes n’y font pas exception, vous pouvez être super-diplômé et super-manipulé.

Vous connaissez peut-être la célèbre expérience de Milgram : la soumission à une figure d’autorité associée à l’effet de groupe, conduit des individus à obéir aveuglément et à participer à des actes qu’ils réprouveraient en temps normal. Le génocide nazi n’aurait jamais pu être accompli sans la participation de nombreux citoyens, réduits à l’état de simples rouages dociles. C’est seulement bien après que le peuple allemand a pris conscience de ce à quoi il a participé. A l’inverse, nous portons tous en nous un très haut potentiel d’intelligence coopérative. Tout dépend des programmations qu’on va stimuler chez les individus.

La vaccination pratiquée actuellement joue à la roulette russe avec nos gènes.(5) On accepte implicitement d’en perdre quelques-uns au prétexte de protéger la majorité.(6) Une protection sujette à caution qui plus est. Eliminer les plus faibles, sélectionner les plus forts pour optimiser le patrimoine génétique d’un peuple, ça porte un nom, ça s’appelle l’eugénisme et c’était très pratiqué sous le IIIe Reich. La ministre Buzyn a dit que les français ont la mémoire courte. J’espère qu’elle se trompe.

Le mensonge et l’émotion comme base des choix de santé

La Ministre de la Santé a annoncé une explosion du nombre d’enfants morts par rougeole. Or, les statistiques de l’INVS, que tout le monde peut consulter, comptabilisent dix morts par rougeole ces dix dernières années, soit un mort par an. Parmi eux, huit étaient de jeunes adultes dont sept avec des pathologies lourdes qui constituent une contre-indication à la vaccination. On nous a passé en boucle l’histoire d’une adolescente décédée de la rougeole et non vaccinée. On en profite pour exiger la vaccination des nourrissons, alors que l’immunisation n’est que de quelques années et que la maladie se déplace vers l’enfance voire l’adolescence où elle est plus grave. Les chiffres montrent clairement le déplacement de l’âge des cas de rougeole en parallèle de l’augmentation de sa gravité. En revanche, peu de temps avant, un jeune homme est décédé dans des conditions similaires, il était vacciné, les médias n’ont pas relayé.

C’est probablement sur le plan émotionnel que l’homme est le plus manipulable. Les émotions non conscientisées court-circuitent la raison, empêchent d’accéder à toute compréhension d’ensemble et de réagir de manière adaptée. Sous le coup de l’émotion, il est possible d’accepter des choses qui nous seraient inacceptables en temps normal. Par exemple, qu’un gouvernement utilise un drame dont la charge émotionnelle est augmentée médiatiquement pour ensuite instaurer une restriction des libertés. Face à la peur, nous ressentons le besoin que la société se resserre les coudes, alors nous acceptons un surcroît d’autorité mettant nos libertés individuelles entre parenthèses. De plus, la peur de la maladie et de la mort nous rendent vulnérables face aux marchands d’espoir. Nous avons ce fantasme inconscient d’un remède miracle qui nous affranchirait de toute maladie pour la vie durant. Lorsque la peur et l’ignorance disparaissent, les manipulations des personnes ou groupes malintentionnés deviennent inefficaces et nous reprenons nos vies en main.

Voici le titre d’un de ces articles dont nous bombarde présentement : « Les anti-vaccins gagnent du terrain, la rougeole aussi. » Or, les Etats-Unis ont connu une épidémie de rougeole en dépit d’une très large couverture vaccinale, jusqu’à la moitié des cas survenant chez des sujets vaccinés. Une étude de 2015, publiée dans la revue Pediatrics, conclue à une augmentation de l’incidence de la coqueluche en dépit d’une couverture vaccinale élevée et croissante, la plupart des cas apparaissant là aussi chez des enfants vaccinés.

Une légende tenace est l’éradication de la variole par les campagnes de vaccination, qui justifie historiquement la notion d’obligation vaccinale. Il y a eu une première campagne en Angleterre dans les années 1860, puis une seconde un siècle plus tard au niveau mondial pour s’attaquer aux derniers foyers. Les documents officiels de l’OMS, accessibles à tous, indiquent clairement que la disparition de la maladie est due pour l’essentiel aux mesures de dépistage-isolement et non à la vaccination. Mais personne n’en tient compte, pas même l’OMS ! A partir du moment où nous acceptons que la base d’un comportement collectif, faisant grief sur nos libertés, soit un évènement fictif ou pour le moins fortement romancé, nous ne sommes plus en sciences mais en religion.

La recherche n’est pas libre

La mésaventure du Professeur Romain Gherardi (7) est tout à fait révélatrice de l’ambiance qui règne dans la communauté médicale et scientifique. Vous voyez un professeur sérieux et respecté de tous, découvrir une nouvelle maladie, la myofasciite à macrophages, en respectant toutes les étapes de la démarche scientifique. C’est une équipe de recherche entière qui a bossé sur ces travaux. Vous voyez ses confrères animés d’une grande curiosité, chacun essayant d’apporter sa pierre à l’édifice qui semble prometteur. Et puis c’est le drame : l’origine vaccinale de l’aluminium se confirme, on a beau refaire les expériences dans tous les sens, la vérité est têtue. Le verdict est sans appel : on lui ferme toutes les portes, il perd ses financements, on lui refuse l’accès aux revues scientifiques, il se fait lyncher dans plusieurs colloques médicaux, il perd ses amis les uns après les autres. En somme, quand le thermomètre ne donne pas la température escomptée, on casse le thermomètre, au nom de la science évidemment.

En 2014, il y a eu le scandale sanitaire du vaccin Meningitec, dont des lots défectueux ont été retirés du marché. Plus de 500 familles demeurent en procès dans cette affaire. Or, récemment, un laboratoire italien indépendant, spécialisé dans les nanotechnologies, a analysé un lot a priori sain du même Meningitect.(8) L’échantillon contenait des particules des métaux lourds en quantités importantes, ainsi que de nombreuses molécules toxiques non déclarées dans la composition, n’ayant vraisemblablement rien à faire dans un produit injectable. Partout ailleurs et pour beaucoup moins que ça, on aurait appliqué le principe de précaution, c’est à dire qu’en attendant d’en savoir davantage, on suspend la circulation du produit. Nous savons ce que ces substances provoquent dans l’organisme, nous constatons une explosion des cas de maladies liés à ces substances et au lieu d’augmenter lourdement la pharmacovigilance, nous étendons l’obligation vaccinale.

Des travaux scientifiques dont l’indépendance n’est pas assurée ne sauraient constituer la seule référence pour légiférer sur des sujets aussi sérieux que la santé publique. On va me dire que je fais du complotisme. C’est l’anathème à la mode pour discréditer ceux qui ont encore l’intelligence de relier A avec B. Ce n’est pourtant pas nouveau puisque la théorie du complot (Conspiracy Theory) fête ses 50 ans. Elle a été inventée par la CIA en 1967 pour couper court à tout débat lorsque des questions dérangeantes sont posées.

Aujourd’hui, les gens ont un accès direct à la connaissance

« Les vaccins, ça marche, ça fonctionne, ça a sauvé des centaines de millions de vie. Je regrette que la défiance envers les vaccins soit à ce point ancrée dans la population. » a martelé la ministre aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence. J’ai l’impression qu’au contraire ce sont les dirigeants – et leurs cautions scientifiques – qui s’installent dans la défiance vis-à-vis du peuple au service duquel ils sont censés être. C’est évidemment très inquiétant pour notre démocratie sanitaire, pour notre démocratie tout court. Il y a de plus en plus de gens qui s’en rendent compte et qui sont en train de s’organiser.

Les gens ne sont pas mal informés, au contraire, nous sommes à l’ère des réseaux d’information qui permettent de rendre accessibles au plus grand nombre des travaux scientifiques de tous horizons et de toute la planète, qui en temps normal seraient restés dans la confidence. Il existe plusieurs bases de données scientifiques qui référencent des milliers d’études, il y a des chercheurs indépendants qui ont leur blog, il y a des groupes de réflexion. Ça devient du coup plus difficile de faire avaler n’importe quoi à la population, il ne suffit plus d’inviter à la télévision un type en blouse blanche qui va vous célébrer la messe, en vous disant en quoi il faut croire, en quoi il ne faut pas croire.

Vous avez des gens présentés comme « grands » médecins ou chercheurs qui vous balancent des affirmations gratuites, sans aucune preuve, qui vont parfois complètement à l’encontre des bases élémentaires de la biologie telle qu’on les apprends en première année de faculté. Des gens qui sont censés avoir un haut niveau de formation alors qu’ils ont avant tout un haut niveau de formatage, c’est-à-dire qu’ils sont certifiés conformes à une idéologie, à un mode de pensée qui se veut et qui se croit le seul valable. Le Pr Vincent Castronovo, que j’ai eu la chance d’avoir comme prof, disait ceci : « Plus les gens sont hauts dans la hiérarchie du savoir, plus ils sont arrogants. Ils croient qu’ils savent et ils n’imaginent pas un seul instant pouvoir ignorer quelque chose d’important. Nécessairement s’il y a quelque chose qu’ils ne connaissent pas, soit c’est faux soit ce n’est pas important. »

Je pense que le moment est venu, comme disait Michel Onfray, de libérer l’intelligence du peuple. En astrophysique par exemple, il existe des réseaux d’amateurs passionnés qui participent officiellement à la recherche. Ils font parfois des découvertes avant les professionnels. Pourquoi ne pas envisager la même chose dans le domaine de la santé ? Après tout, c’est notre affaire à tous. Les seuls cursus autorisés ne permettent qu’une approche unique, tout ce qui n’est pas conforme étant éliminé, alors que nous avons plus que jamais besoin de diversité, de complémentarité et de coopération. Luc de Brabandère disait que les paradoxes sont faits pour changer notre regard. Si, par dogmatisme ou paresse d’esprit, nous refusons de changer de posture mentale, en sciences, nous avons toutes les chances d’être à côté de la plaque. Il n’est pas possible de chercher à tout prix à être conforme et dans le même temps de rechercher la vérité.

Références :

  1. L’obligation vaccinale est une fausse bonne idée
  2. 120 professionnels de santé refusent l’extension de l’obligation vaccinale 
  3. Lettre ouverte au Dr Bouet, président du CNOM
  4. Lettre ouverte aux députés contre le projet d’extension de l’obligation de vaccination des nourrissons
  5. Lire mon précédent article : Vaccins et intestin, pour le meilleur ou pour le pire
  6. Le nouveau cocktail vaccinal, vidéo de Patrick Shan
  7. Toxic Story, Pr Romain Ghérardi, 2016, éditions Actes Sud
  8. Vaccins oui ou non ? Dr Stefano Montanari, Dr Serge Rader

Crédits photos : Pixabay

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1 Commentaire

  1. Je suis d’accord avec vous dans l’ensemble mais j’ai en ma possession le rapport d’analyse des nanoparticules trouvées ds le Meningitec par le labo italien. Le rapport est mauvais et il n’y a aucune quantification. Les auteurs se sont permis des conclusions hasardeuses totalement infondées au regard de leur analyse. Personnellement, en tant de toxicologue, j’affirme que cette analyse ne prouve rien.

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