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L’alimentation des adolescents

Nos adolescents s’alimentent mal. Toutes les enquêtes les concernant décrivent des menus de très mauvaise qualité, souvent industriels, en tous cas toujours trop riches en sucres et en graisses saturées.

Peu informés, ayant pris de mauvaises habitudes très jeunes, les enfants ne savent pas ce que sont des repas équilibrés. En outre, le temps passé devant les écrans chaque jour en font des cibles privilégiées pour les annonceurs de l’agro-alimentaire alors que le temps consacré à l’activité physique se réduit comme une peau de chagrin. Si la moyenne de marche quotidienne en 1950 était de 15 kms, la distance parcourue aujourd’hui se limite souvent de la chambre au salon et du parking à la cour du collège. Heureusement, il reste les les 2 ou 3 heures d’EPS du cursus scolaire !

Résultat ?

Le surpoids est en pleine explosion tandis que l’alimentation ne joue pas son rôle nourricier. Les ados développent carences, inconforts digestifs, excès d’acidité et parfois diabète de type 2, maladie autrefois réservée au plus de 50 ans.

Parallèlement à l’évolution moderne des habitudes alimentaires, l’adolescence reste, au travers des décennies, une période de transition délicate. Pas tout à fait adulte, plus complètement enfant, l’ado passe par une crise identitaire inconfortable, parfois douloureuse. L’enfant n’est plus à l’aise dans ce corps qui se transforme et qu’il ne reconnaît plus. Poussées de croissance anarchiques, turbulences hormonales, premiers émois amoureux couronnés par quelques boutons d’acné disgracieux et voilà notre ado totalement déboussolé.

Si les hormones font leur travail biologique, elles amènent avec elles leur lot de perturbations émotionnelles, faisant passer du mutisme à l’agressivité avec quelques retours déconcertants vers la petite enfance.

Alors pour se rassurer au cœur de cette tempête, nos ados se retrouvent entre eux pour valider leurs similitudes. Et comment utilisent-ils leurs premiers espaces de liberté ? En se retrouvant au café du coin ou dans des snacks et autres fast-food pour déguster ensemble un délicieux kebab dégoulinant ou un hamburger-frites.

Cette alimentation inadaptée aux besoins nutritionnels de ces adultes en devenir désolent les parents. Comment faire comprendre à son enfant que mal manger est mauvais pour la santé ?

Car l’argument santé ne génère chez nos ados qu’indifférence ou sourires narquois. Et la réponse, tout en nuance, est souvent celle ci :

je préfère manger ce que je veux et vivre jusqu’à 40 ans plutôt que de manger du tofu et des graines germées jusqu’à 80 »… sous entendu, « comme toi » !

Comme nous venons de le voir, en cette période de bouleversements hormonaux, les adolescents se retrouvent au milieu d’une bourrasque émotionnelle, un mélange de pulsions et de sentiments amoureux, le tout dans un corps qui semble disproportionné.

Et c’est là que les parents ont une carte à jouer : celle de l’apparence et de la séduction. Car l’apparence physique et l’attraction que l’ado peut provoquer sur ses congénères est pour lui centrale.

Or, l’alimentation, quand elle est trop transformée, trop riche en mauvais sucres et mauvaises graisses, provoque acné, transpiration malodorante, cheveux gras, surpoids et autres désagréments.

Alors sans priver les ados des leurs plats préférés, il est important de leur expliquer le jeu des associations alimentaires. En effet, il y a des aliments « délicieux » qui sont inflammatoires et qui génèrent tous les inconforts de l’adolescence, et puis il y a les autres, souvent mal aimés, qui sont favorables à la santé et, surtout, à l’apparence physique !  Ce sont les fruits, les légumes, les légumineuses, les céreales complètes et les noix dans leur ensemble.

Proposez un compromis à votre ado : qu’il continue à consommer ses plats préférés, dans des proportions moindres, et qu’il leur associe des aliments protecteurs systématiquement.

Une pizza ? On la partage avec son copain et on choisit une salade.

Une barre chocolatée ? Un fruit riche en fibres fera l’affaire pour en pondérer l’impact.

Un hamburger ? On oublie les frites et on les remplace par une salade.

C’est en donnant ces habitudes d’associations que votre ado pourra en constater très vite les bienfaits sur sa peau, son odeur, son apparence en général et donc, sur son pouvoir de séduction !

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