Grâce à vous : +5.000.000 vues +3.500.000 auditeurs +500 interviews

Intolérances alimentaires : comment s’y retrouver ?

Nous entendons beaucoup parler des intolérances et allergies alimentaires. Il en existe différentes qui sont régulièrement confondues dans l’esprit du public mais aussi chez certains professionnels de santé. Pourtant, le diagnostic et l’accompagnement ne sont pas forcément les mêmes. Le point avec Dimitri JACQUES, psychonutritionniste.

Les allergies vraies

Les allergies directes, ce qu’on appelle les allergies de type 1 et qui sont les plus connues, correspondent à une réponse immunitaire immédiate. Dans les minutes, tout au plus les heures qui suivent l’ingestion de l’aliment ou le contact avec la substance, vous présentez des symptômes qui peuvent aller du simple urticaire jusqu’à l’arrêt cardio-respiratoire dans les cas les plus graves. Votre organisme répond en libérant massivement de l’histamine. La réponse immunitaire, exagérée, n’est pas proportionnelle à la quantité ingérée, quelques molécules suffisent à déclencher la réaction. Le diagnostic se fait généralement chez un médecin allergologue. Pour connaitre la substance incriminée, on va rechercher dans le sang des anticorps de type « IgE » qui correspondent à cette substance. La solution est soit d’éviter tout contact, soit se faire désensibiliser lorsque c’est possible.

Les intolérances ou hypersensibilités alimentaires

On les appelle par abus de langage des intolérances alimentaires, mais ce sont plutôt des hypersensibilités alimentaires. Votre organisme se défend contre un aliment qu’il ne reconnaît pas et qu’il considère comme un ennemi. Nous sommes dans le domaine des allergies mais c’est plus sournois car il n’y a pas de symptômes immédiats. Les hypersensibilités entretiennent une inflammation chronique, qui contribuent à un certain nombre de maladies tant physiques que mentales. Le problème principal, c’est la transformation industrielle excessive des aliments, le mode de culture, les additifs, les pesticides, etc. Ils agressent la barrière intestinale qui n’arrive plus à faire son travail correctement et laisse passer n’importe quoi.

Pour savoir si vous êtes hypersensible, vous pouvez retirer l’aliment et voir ce que ça donne. Cela demande du temps et doit être bien suivi, surtout si c’est le gluten ou le lait de vache, présents un peu partout dans notre alimentation aujourd’hui. Pour plus de certitude, il existe une analyse de sang qui mesure les anticorps de type « IgG » dirigés contre les protéines des aliments suspectés. Ces tests, encore controversés, ne sont hélas pas remboursés en France. Ils le sont pourtant dans d’autres pays. Espérons que nous allons bientôt rattraper ce retard.

La maladie cœliaque

L’intolérance vraie et permanente au gluten s’appelle la maladie cœliaque. C’est une maladie auto-immune par mimétisme moléculaire. Certaines personnes digèrent le gluten d’une manière incomplète, ce qui va produire des molécules anormales dont la structure ressemble à certains constituants de la muqueuse intestinale. Lorsque le système immunitaire les attaque, il ne fait pas de différence et s’attaque aussi à la muqueuse. Cela provoque diarrhées, douleurs abdominales, nausées, fatigue, perte de poids, anémie et participe à de nombreux phénomènes inflammatoires.

La seule solution est d’observer un régime strict sans gluten. Le diagnostic est posé à partir d’une analyse de sang qui montre des anticorps de type IgA dirigés contre la gliadine et la transglutaminase, et par une coloscopie laissant apparaître une atrophie des villosités. Dans ce cas, la sécurité sociale peut vous proposer une prise en charge partielle des aliments sans gluten.

L’intolérance au lactose

Le lactose est un glucide présent dans le lait d’origine animale, principalement de vache. L’intolérance au lactose n’est pas un problème immunitaire mais digestif. Certaines personnes ne produisent pas – ou pas assez – de lactase, une enzyme qui permet de digérer le lactose. C’est donc le microbiote intestinal qui va fermenter ce lactose, d’une manière excessive, entraînant des troubles digestifs plus ou moins importants, selon la quantité consommée et le degré d’insuffisance enzymatique de chacun. Si l’intolérance est modérée, vous pouvez prendre des gélules de lactase lorsque vous faites un écart de temps en temps.

Pour savoir si vous êtes concerné, vous pouvez bien sûr retirer de votre alimentation tous les produits contenant du lactose, puis voir si les symptômes disparaissent. Sinon, il existe le test respiratoire qui se pratique en milieu hospitalier, où l’on va mesurer le taux d’hydrogène dans l’air expiré après une ingestion de lactose. Un autre test consiste à mesurer le taux de glucose dans le sang, également après ingestion de lactose.

S'abonner gratuitement à notre lettre

Vous aimez notre média ? Avançons ensemble...

Prévention Santé est une plateforme Web non professionelle, gratuite d’informations, de témoignages, de débats et d’échanges sur le mieux-être.
Ce travail d'investigation indépendant que nous pratiquons nécessite beaucoup de temps, d'argent et de travail pour sa production. Mais nous le réalisons parce que nous croyons qu’il est important de questionner, débattre et transmettre des informations.
Nous avons donc une faveur à demander...
Soutenez-nous financièrement et nous pourrons continuer notre travail de partages auprès de vous encore très longtemps.

Faire une contribution

Prolonger le débat, commentez !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *