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Et coté pharmacies, où en sont-elles ?

En France, le 30 septembre dernier a eu lieu une grève des  pharmaciens contre la réforme des professions réglementées. Si vous étiez malade ce jour là, vous aviez mal choisi votre moment. Des rassemblements ont eu lieu dans toute la France « à l’initiative des syndicats », précise l’UNAP.

Le gouvernement socialiste a annoncé sa volonté de libéraliser, ou pour le moins d’assouplir, le quasi-monopole dont jouissent 37 professions dites réglementées, de l’avocat au serrurier, placées historiquement à l’abri de l’économie de marché.

En effet, depuis la révolution, les titres de noblesses leur ont été distribués, ils ont été installés sur des statuts ou « des rentes » comme disent les économistes, qui rendent quasi impossible à l’économie moderne de modeler et réorganiser ces rentes.

Or toutes ces velléités de changement, ont été abandonnées après des manifestations comme celles qu’organisent les pharmaciens. Le gouvernement dont le projet a été mal présenté et trop brutalement menée par Arnaud Montebourg, donne déjà des signes de faiblesse sur le maintien de cette réforme, qui consisterait à retirer aux pharmacies le monopole de la vente de certains médicaments sans ordonnance, tels que l’aspirine.

C’est autour de notre « croix verte » que s’organise la promotion du bon usage du médicament avec des campagnes d’éducation sanitaire, d’information et des techniques de « suivi pharmaceutique ».

Sont taux de fermeture des officines avoisinant 90% en moyenne, les pharmaciens comptaient bien se faire entendre. L’ouverture du capital à des non-professionnels: « Inacceptable »

Le médicament n’est pas un produit comme les autres. Sa dispensation nécessite formation, rigueur et compétence. Notre mission est de contrôler et valider la délivrance des médicaments.

Parmi les mesures qui inquiètent ces professionnels, certaines font l’unanimité contre elles, comme l’ouverture du capital des sociétés d’exercice libéral (SEL) à des non-professionnels, un projet qualifié « d’inacceptable » par Michel Chassang, président de l’UNAPI.

Les professions médicales s’inquiètent en outre d’une éventuelle suppression du numerus clausus, cette initiation qui n’est pas le premier en France, tendrait à ouvrir davantage l’accès à certaines professions et ainsi libérer les tarifs. Or, le numerus clausus instauré par le pouvoir public, qui a considéré un temps que le déficit de la Sécurité sociale était dû à une pléthore de médecins, a fait naître une pénurie chez les spécialistes, qui explique l’excès de demandes par rapport à l’offre (notamment chez les ophtalmologue 3 mois d’attente).

autruche-politique

L’IGF souligne ainsi que 29 % des nouveaux chirurgiens-dentistes s’inscrivant à l’ordre professionnel en France en 2012 avaient étudié à l’étranger, une proportion montant à 58 % pour les vétérinaires et 56 % pour les masseurs-kinésithérapeutes (ce dernier chiffre remontant à 2011).

Emmanuel Macron souhaite négocier «La grève des professions réglementées est légitime» et « s’attaquer à l’irréformable », en créant des sociétés, franchiser, afin d’abaisser les coups.

Les français sont créatifs et très entreprenants pourquoi alors refusent-ils le monde qui vient, parce qu’il remettrait en cause ses principes ?

La France est un pays qui appelle le changement de toutes ses forces mais qui, au fond, déteste le changement.

Pour savoir plus sur la grève des pharmaciens, les Echos aborde ce pré-projet de loi, voir sur des infos ici.

Que pensez-vous des pharmacies en ligne qui émergent de plus en plus ? Vous ne le saviez pas. Rendez-vous par exemple sur le site Pharmaxi.com

Crédits : ceci est un article sponsorisé

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