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Les allergies au pollen en forte augmentation

Les journées se rallongent, il fait beau et cela nous donne envie de sortir en plein air ! Toutefois, si le retour du printemps a généralement tendance à nous réjouir, il marque également le grand retour des allergies au pollen ! En France et à travers le monde, ces dernières sont en constante progression : le nombre des allergiques au pollen ayant ainsi quasiment triplé en 25 ans.

20 à 30% des Français allergiques au pollen

Éternuements, yeux qui coulent, gorge qui pique, ou encore peau qui gratte… si vous avez déjà tout essayé pour vous soigner, à l’instar de l’huile essentielle pour la peau sèche, peut-être souffrez-vous tout simplement d’une allergie au pollen ?

En constante progression depuis une trentaine d’années, ce type d’allergie touche aujourd’hui entre 20% et 30% des individus en France, soit près d’un Français sur quatre.

Les principales causes ? L’alimentation industrielle, le tabagisme, ou encore l’augmentation de l’urbanisation et de la pollution. Résultat, en 25 ans, le nombre d’allergies au pollen a triplé !

Le changement climatique : autre grand responsable

Parmi les pollens les plus propices au déclenchement des allergies, on retrouve ainsi ceux des graminées, de l’ambroisie, mais aussi d’autres herbacées, ainsi que les pollens de certains arbres, à l’instar du cyprès, du  boulot, du chêne, ou encore du charme.

Selon le climat, ces derniers se dispersent dans l’air et peuvent être transportés par le vent sur plusieurs dizaines de kilomètres. Leur petite taille leur permet alors de pénétrer facilement dans les voies aériennes.

Or, ces dernières décennies, la hausse des températures accélère plus particulièrement la floraison des arbres et augmente la concentration en CO2, ce qui contribue à la hausse de la production de pollens.

L’élévation des températures se caractérise par ailleurs par des automnes et des hivers plus doux, qui sont alors responsables de saisons polliniques plus longues.

Une étude américaine, issue de l’université de l’Utah, souligne ainsi que les saisons polliniques se sont allongées au cours des 30 dernières années. Aussi, selon leurs données, la saison des pollens semble aujourd’hui débuter environ vingt jours plus tôt en moyenne, en comparaison au début des années 90. A noter que des études menées en Europe, ont également mis en évidence ce phénomène.

Le port du masque limiterait les contacts avec le pollen

Une bonne nouvelle toutefois : cette année, le port du masque chirurgical, en plus de protéger de la Covid-19, limiterait également les contacts avec l’allergène, notamment en cas de particules relativement grosses, qui se retrouvent alors en partie filtrées par le masque. Les symptômes de l’allergie au pollen se verraient alors diminués.

Cependant, la prise d’un traitement spécifique, ainsi que certains gestes à respecter, tels que de n’aérer son domicile que brièvement, se déshabiller dans une autre pièce que sa chambre, ou encore se laver les cheveux le soir pour éliminer les grains de pollen, restent les meilleures défenses.

Enfin, pour vous prémunir des allergies, il est possible de consulter régulièrement et en temps réel, les pics polliniques, via une carte de vigilance des pollens, disponible sur pollens.fr.

À noter que vous pouvez également recevoir les bulletins du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), en fonction des pollens auxquels vous êtes allergiques.

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