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Exemple d’une thérapie de soutien avec le Strannik Psy

Cette étude de cas permet de restituer la pertinence et le caractère éclairant et structurant d’un accompagnement avec le STRANNIK PSY, un logiciel de décryptage émotionnel qui s’appuie sur les neurosciences. Il arrive bien souvent au début d’un travail thérapeutique que la personne en demande se sente perdue, parce qu’elle se trouve noyée dans les problèmes actuels ou parce qu’elle rumine sur un point particulier de son histoire. Ce bilan permet de décoller le regard de son ressenti immédiat, de redonner une hauteur de vue, une perspective. Cet appel d’air est un précieux soutien pour engager une démarche de changement, pour mettre en mots l’expérience intime du patient et lui redonner confiance dans ses ressources disponibles. 

Un changement souhaitable mais difficile à assumer psychiquement

Monsieur Legrand, un homme âgé de 45 ans, arrive en consultation suite à une rupture sentimentale dont il est à l’initiative.

Il souhaite effectuer un bilan psycho-émotionnel car, malgré sa décision, prise rationnellement et en accord avec lui-même, il éprouve une souffrance intense liée à cette séparation.

Au niveau de l’organisme, on observe un niveau de stress de 55%, qui peut être considéré comme raisonnable vu le contexte de changement de situation (déménagement, inconfort financier, réorganisation de son quotidien…). Cependant son ressenti est extrêmement négatif, nous nous intéressons donc au SPF, qui correspond à une photographie de son état émotionnel au moment de la consultation.

Son actualité émotionnelle se concentre sur l’HYPOPHYSE. Il s’agit à la fois de l’hypophyse postérieure, associée à la perte, d’une personne ou d’une situation et au MANQUE qu’elle suscite et de l’hypophyse antérieure, qui est associée à la COORDINATION. Lorsqu’il y a un déséquilibre à ce niveau, la situation dépasse l’individu et engendre un blocage émotionnel. Dans le cas présent, la rupture amoureuse a provoqué un manque brutal et a déclenché une hypersensibilité, une hyper-réactivité, suivant d’anciens programmes affectifs. Mr Legrand ne parvient plus à observer la situation présente avec le discernement nécessaire, il est sous l’emprise de ses émotions passées et réactualisées par le manque. Il y a comme une sidération émotionnelle, les informations sont nombreuses et non assimilables et inhibent l’action (ce que l’on retrouve sur la page indiquant le ratio action/information).

En poursuivant la lecture de son bilan émotionnel, on constate 15 items présents dans la problématique issue du passé, la multitude d’items indique que le processus de mort/renaissance est toujours en cours, que sa mutation est inachevée. Mr Legrand a pris une décision d’un point de vue logique mais ses émotions n’ont pas encore été digérées, assimilées. En effet, Mr Legrand précise qu’il a quitté sa compagne alors qu’il l’aimait encore. Il a choisi la rupture pour cesser de refréner une part de sa personnalité et pour être plus intègre vis-à-vis de lui-même et de sa compagne, mais il regrette la relation positive, paisible qu’il vivait avec elle.

A l’origine de ses difficultés actuelles

Étant donné le grand nombre d’items contenus dans la problématique, nous allons nous concentrer sur les trois items les plus anciens et sur les trois plus récents.

Le plus ancien item de la problématique est la RATE, associé à ANTAGONISME, elle indique que la personne éprouve le sentiment, malgré ses nombreux efforts, d’être rejetée par les autres. Cette tendance à faire plaisir aux autres pour répondre à leurs attentes engendre une situation toxique pour la personne et des regrets. Mr Legrand associe ce descriptif à son enfance auprès de sa mère, dont il n’éprouvait pas l’amour dont il avait besoin, malgré ses nombreuses tentatives pour attirer son attention.

Le second item est l’ESTOMAC, associé à INDIGESTION. Dans ce cas, la personne se sent malheureuse, absorbée et engloutie dans ses difficultés. Elle ne parvient pas à décomposer le problème pour mettre en place une stratégie afin de changer la situation. Mr Legrand a en effet le sentiment, dans son enfance, d’avoir subi une relation toxique pour lui, dans laquelle il n’était pas valorisé, où il réclamait une attention qu’il n’obtenait pas. Ce qui importe ici est bien la lecture qu’en fait le consultant, le roman biographique qu’il a construit et qui constitue sa grille de lecture lors de ses expériences d’attachement ultérieures. En considérant son attachement initial comme non satisfaisant, « insecure », il génère une croyance sur son besoin vital d’être aimé et sur le danger éprouvé à ne pas se sentir aimé correctement.

Le troisième item est l’HYPOTHALAMUS et est associé à l’ATTENTION. Cette attention, focalisée sur les éléments et les situations susceptibles de renforcer sa croyance vient provoquer un renforcement, un enfermement dans ce scenario du « petit garçon mal-aimé et qui souffre de cette indifférence ». Mr Legrand a, par ailleurs, mis en place une stratégie relationnelle séductrice. Il s’agit d’un homme attirant, souriant, qui aime faire plaisir et rendre service. Il a ainsi conservé sa stratégie initiale malgré l’échec ressenti de cette dernière par le passé.

Nous allons ensuite observé les trois derniers items de la problématique, c’est-à-dire les plus proches de l’actualité présente du consultant.

Nous avons tout d’abord le FOIE associé à TRISTESSE, VIEILLESSE. La personne souffre d’une situation qui la rend malheureuse, mais elle n’entrevoit pas de solution pour en sortir, elle vit sa situation comme une impasse. Dans le cas présent, il s’agit d’un cas de conscience pour Mr Legrand. Il aime une femme qui ne partage pas son intérêt pour la sexualité, voire qui lui fait ressentir qu’il est anormal d’apprécier ainsi le sexe. Pour ne pas étouffer sa libido, Mr Legrand déploie sa stratégie de séduction pour obtenir une satisfaction génitale en dehors de son couple, mais cela engendre chez lui de la culpabilité et de la frustration. Il préférerait faire l’amour à la femme qu’il aime. Ce rejet lui renvoie le rejet maternel dont il a souffert et qu’il a répété à de nombreuses reprises dans sa vie amoureuse, dans la mesure où il s’est retrouvé en couple à maintes reprises avec des femmes peu portées sur la sexualité. La croyance était tellement ancrée qu’elle n’était plus lisible, une croyance qu’on pourrait résumer comme telle : « je ne peux pas être accepté tel que je suis, je dois renoncer ou me cacher pour exister. » Il ne parvient pas à se libérer du poids du passé.

Dès lors que l’on se persuade que l’élan est passé, qu’on ne parviendra pas à changer la situation, alors cela procure un sentiment douloureux d’encroûtement.

Ce qui provoque chez Mr Legrand une DOULEUR, associée au SYSTEME LOCOMOTEUR, mais une douleur qui ne provoque pas le mouvement nécessaire pour le sauver. L’alarme retentit mais la personne n’arrive pas à distinguer ses priorités, elle reste passive et victime impuissante de la situation qu’elle déplore. En l’occurrence, Mr Legrand souffre de cette situation où il ne parvient pas à être aimé et satisfait comme il le souhaiterait, mais il ne se décide pas à changer la donne puisqu’il a toujours des sentiments pour sa compagne et que la vie quotidienne est, dans l’ensemble, plutôt confortable auprès d’elle. Il ne s’est « jamais senti aussi heureux qu’avec elle ». Aisé de comprendre le cas de conscience que cela peut constituer de quitter une situation avec ces atouts-là malgré la carence qu’il peut éprouver par ailleurs.

Le dernier item est la GLANDE THYROIDE, associée à l’ANXIETE et à l’INJUSTICE. En prenant la décision de quitter sa compagne pour cesser de renoncer à ses aspirations, il éprouve un sentiment d’injustice. Ce n’est pas juste de devoir renoncer à tout cela, à cette relation positive, à ce confort domestique, à cette bonne entente. Dans l’idéal, il aurait dû être satisfait à tous les niveaux et il aurait pu rester dans une fusion durable avec cette femme. Devoir renoncer à cette situation est vécu comme une nouvelle expérience traumatique, qui vient s’ajouter aux précédentes ruptures amoureuses, où il quitte pour ne plus souffrir des carences sexuelles ou affectives dont il pâtit, en se préparant du même coup, à souffrir de cette nouvelle séparation qui le projette dans l’insécurité affective initiale.

 

Les leviers de changement

La ressource à entretenir en priorité par Mr Legrand afin de surmonter la situation présente et ce qu’elle réactive de son histoire passée sont le MENTAL et sa faculté d’EMERVEILLEMENT. Celle-ci encourage à utiliser son esprit, non pas tourné vers les soucis, les ressentis négatifs et le récit douloureux de ses sacrifices passés, mais ouvert sur la vie qui l’entoure, sur ce qu’elle a à lui offrir, ici et maintenant, dans sa simplicité, sa beauté, ses opportunités à construire, pas à pas.

Pour l’accompagner, le second item est justement la CREATIVITE, associée aux ORGANES SEXUELS. Pour sortir des scenarii de répétition, il est nécessaire d’inventer un nouveau regard sur sa vie, de nouvelles stratégies pour accompagner la satisfaction de ses propres besoins, identifiés et légitimés. Il est temps pour Mr Legrand de s’autoriser à inventer de nouvelles réponses, une nouvelle histoire, un nouveau rapport à l’amour, au couple, afin de sortir de ce schéma douloureux d’attachement et de dépendance affective.

 

Une dynamique émotionnelle sous le signe de l’insatisfaction extrême

La DYNAMIQUE EMOTIONNELLE nous renseigne, tout d’abord, sur les émotions dominantes actuellement chez Mr Legrand.

Ce qui apparaît de plus notable est un niveau d’INSATISFACTION exceptionnellement élevé. Le seuil significatif est situé à 100 et Mr Legrand atteint les 537.

Les causes d’une insatisfaction ressenties sont multiples.

  • Les contingences peuvent être insatisfaisantes en soi.
  • L’attention n’est pas disponible au présent, la personne ayant son esprit accaparé par son imaginaire ou ses souvenirs, alors elle passe à côté de ce qui pourrait la satisfaire.
  • La personne a des attentes telles que la comparaison entre l’attendu, l’idéal et la réalité déçoit la personne.

 

Dans le cas présent, Mr Legrand a dû renoncer à une situation de couple appréciable dans l’ensemble. Il a pris cette décision d’un point de vue logique car il éprouvait une carence due au manque d’entente sexuelle dans la relation et ne se sentait pas soutenu par sa compagne face à ces difficultés, avec le refus notamment d’une thérapie de couple pour améliorer la situation conjugale. Son esprit est depuis accaparé par ce qu’il a perdu et ce qui lui manque et l’empêche d’apprécier pleinement ce qui est disponible dans le présent. Il a entamé un processus pour être plus en accord avec lui-même mais alors qu’il entame cette nouvelle construction, son esprit est pétri de nostalgie.

Le second item émotionnel est la FUSION. Face à l’insatisfaction, la réponse qu’a toujours trouvé Mr Legrand est de rechercher une nouvelle fusion, une relation à deux de qualité, une osmose. Toutefois sa prise de conscience d’un scenario de répétition et le souhait de se dégager de ce schéma ne lui permet pas de renouer rapidement avec ce réconfort. Il envisage de faire face à sa solitude et d’apprendre à se consolider en dehors d’un lien privilégié avec une autre personne, surtout pour ne pas revivre une situation fusionnelle insatisfaisante qui deviendrait une prison, aussi dorée soit-elle et qui ne lui laisserait comme seul choix que la souffrance de rester ou celle de quitter.

Dans les lignes suivantes, deux éléments importants apparaissent : REGRET DU PASSE et DESIR. Le regret du passé renvoie non seulement au manque de la situation qu’il vient de quitter, mais aussi et surtout au regret de l’amour initial de sa mère. Il vit cet amour originel défaillant comme la base de sa souffrance actuelle et cette croyance est d’autant plus douloureuse qu’elle le laisse impuissant à changer son histoire.

Le DESIR renvoie à la vitalité de Mr Legrand et aux raisons qui l’ont poussé à sortir de cette relation. Il est porteur de désir, et une part de lui est prête à agir pour le satisfaire, une fois qu’il sera rassuré sur le caractère libre et non répétitif de son désir.

 

Les ancrages et la construction de soi

Ce que l’on constate dans les traces émotionnelles associées au développement de Mr Legrand, c’est notamment un ressenti positif de la période de 1 à 6 ans, que l’on associe le plus souvent à la relation mère-enfant. Par ailleurs, parmi les identifications, on observe une identification très forte à la figure maternelle, que ce soit pour ces comportements appréciés et valorisés que pour ceux qu’il déplore.

Cependant, en dehors de la période de 1 à 6 ans, les autres phases de développement du MOI de Mr Legrand associées à son environnement affectif sont plus ambivalentes. La période péri-natale par exemple ne témoigne pas d’une sécurité affective satisfaisante. Cela couvre la période du nouveau né jusqu’à la fin de sa première année de vie. C’est une période où la qualité des soins primaires, la réactivité et l’implication des parents est primordiale pour développer un sentiment de confiance chez l’enfant vis-à-vis de son environnement et l’aidera à entretenir des liens de qualité avec les individus qu’il rencontrera ultérieurement. Ici le ratio étant légèrement négatif, cela a pu inscrire une qualité d’attachement insecure chez le consultant.

Ensuite la période des 6-11 ans, qu’on associe à l’apprentissage de la « loi du père » , qui concerne l’apprentissage des règles de vie en société, la soumission à l’autorité et introduit la notion de réussite scolaire, est à nouveau en ratio négatif chez Mr Legrand. Il exprime en effet que l’expression de connaissances personnelles, acquises par la lecture ou l’école, était disqualifiée par les parents, issus du milieu ouvrier, qui ne faisaient pas confiance à ce qui provenait des livres.

Ensuite l’adolescence renvoie le même ratio négatif, on passe à la « loi des pairs » et cela témoigne d’une difficulté à se positionner face aux autres, à en obtenir l’affection. Mr Legrand associe cette période à une certaine candeur, et il parle de sa première relation sexuelle qu’il juge tardive.

Enfin, au sujet des dépendances, sources de satisfaction immédiate, on observe une nette domination de la soupape orale chez Mr Legrand. Ce qui marque le plus souvent la présence d’une appétence pour des substances à ingérer, de manière ritualisée ou compulsive. Mr Legrand valide bien cette soupape, dans la mesure où il boit et fume de façon quotidienne, ritualisée, y compris lorsqu’il est seul. Il ne remet pas cette soupape en question, c’est sa façon de se faire plaisir.

La dépendance passive et la soupape génitale sont activées et apportent, combinée, une source de satisfaction positive. On y retrouve là les clés d’une fusion réussie pour Mr Legrand. Un environnement affectif et social qui pourvoie à ses besoins sans que cela nécessite de trop gros efforts de sa part, et une vie sexuelle épanouie et assumée qui satisfait son désir.

Sans surprise, la page EVOLUTION PERSONNELLE indique de prendre soin du niveau PHYSIQUE, afin non seulement de sortir de la soupape orale qui l’intoxique mais aussi pour contribuer à aider Mr Legrand à se mettre en mouvement dans le présent, pour agir dans son intérêt, de façon autonome.

 

Un programme autonome pour accompagner le changement

Pour la programmation d’un traitement en luminothérapie nous sélectionnons : CERVEAU, un préambule facilitant l’ouverture au changement souhaité, HYPOPHYSE, le seul item apparu au niveau de l’ « instantané psychosomatique » et dont les manifestations émotionnelles sont notables. Ensuite nous ciblons l’origine de la problématique, avec ANTAGONISME et PLENITUDE, puis stimulons les deux premières ressources, EMERVEILLEMENT et CREATIVITE.

Monsieur Legrand adhère aux séances de luminothérapie qu’il réalise régulièrement, sauf quand il se sent trop mal,où alors, même prendre ces 10 minutes pour prendre soin de lui semble compliqué.

Il tente même pendant toute une semaine d’arrêter tabac, alcool et cannabis. Une part de lui le fait pour avoir un mode de vie plus sain, après avoir constaté de quelle manière l’alcool pouvait le déstabiliser émotionnellement. Mais une autre part de lui le fait aussi pour que son ex femme l’apprenne, qu’elle apprécie ce changement et qu’elle revienne vers lui. Car même s’il a pris l’initiative de la quitter, il la rend plus ou moins responsable de l’avoir rejeté après qu’il ait annoncé sa décision. Il espérait malgré lui une prise de conscience, un déclic qui aurait rendu la relation de nouveau possible.

Il ressent tout d’abord une satisfaction à réussir à arrêter l’ensemble de ces « toxiques », mais suite à un échange houleux et définitif avec son ex compagne, il sombre un peu plus. La désillusion, l’impuissance à la faire changer d’avis, la confrontation à sa situation actuelle, tout cela réveille une grande part d’anxiété et de tristesse. C’est alors qu’il se décide à contacter un médecin, qui lui prescrit anxiolytique et antidépresseur.

 

Deux mois plus tard, une évolution à soutenir

C’est au début de ce traitement que nous réalisons le second bilan. Le stress environne à présent les 60 %, ce qui reste relativement stable. Le stress oxydatif n’apparaît toujours pas.

Le système qui rencontre des difficultés de régulation optimale concerne les fonctions d’élimination, ce qui est éloquent d’un point de vue symbolique concernant Mr Legrand et sa difficulté à se détacher des relations passées.

Il est par ailleurs encourageant d’observer une mise en mouvement, avec un ratio information/action qui s’améliore, avec l’apparition de « 10 » en action. En effet, la situation de Mr Legrand évolue. Il a décidé de quitter la maison dans laquelle il loge depuis la rupture. Elle est associée à une période noire pour lui, et elle lui coûte trop cher vue sa baisse de revenus. Entre symbolique et réalisme, il décide d’aménager un espace de vie moins coûteux pour lui et dans un quartier qu’il affectionne, en s’éloignant par la même occasion de la maison de son ex femme.

Le bilan psychosomatique s’est enrichi, nous apportant quelques précisions sur ce changement d’état d’esprit chez Mr Legrand. Il présente quatre items. Le premier est SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE. Cet organe symbole est responsable de la mise en œuvre dans l’action concrète d’une pensée, de l’expression de soi. Elle peut être ici, soit le signal d’une mise en mouvement, soit le signal d’un blocage. A la lecture de cette signification, Mr Legrand l’associe à son projet de nouveau logement, dont la perspective lui apporte une certaine joie.

Vient ensuite justement PANCREAS, associé à la JOIE DE VIVRE et au  fait de trouver sa place. Cela correspond bien à sa situation, il a besoin de se sentir chez lui, cette impression est importante pour l’aider à se reconstruire. Cependant apparaît PEAU, organe associé à ECHEC-REUSSITE, elle lui permet d’exprimer sa crainte que ce nouveau lieu de vie soit fragile, potentiellement pollué par des personnes nuisibles pour lui. Il n’est pas certain de pouvoir maîtriser les frontières de son prochain territoire. Il peut appréhender également ce changement comme le symbole d’un certain « déclassement social », d’un échec personnel. Apparaît finalement HYPOPHYSE, qui peut évoquer le MANQUE, non plus de la relation en particulier, mais plutôt de la vie, de son ancienne maison, de ce territoire qu’il avait contribué à construire à son image, et qui incarnait une certaine réussite.

Lorsque l’on fait la synthèse de ces quatre items, Mr Legrand les accueille avec une lecture plutôt positive, qui contraste notablement avec son état d’esprit lors du premier bilan. Il se sent en mouvement, loin d’être arrivé mais il a tout du moins trouvé une direction vers laquelle orienter son énergie. Il n’est plus perdu et passif.

Le bilan psycho-émotionnel indique un début de digestion émotionnelle, dans la mesure où le nombre d’items diminue, passant à 11 au lieu de 15 précédemment dans la problématique. L’information la plus utile à ce stade concerne les ressources. Il y a, en priorité, COEUR-AMOUR, qui valide l’importance chez le consultant d’établir une relation d’amour positive et réciproque. En second, on trouve POUMONS-MONOTONIE, qui se traduit pour Mr Legrand dans le fait de vivre cet amour dans la quotidienneté. L’amour domestique est un levier de bien être pour lui. C’est accentué par le troisième item ressource, STABILITE, il a besoin de s’engager dans une relation durable dans laquelle il pourrait déployer sa personnalité d’une façon paisible et secure. Il confirme avec entrain cette aspiration, il a la certitude que l’amour est central dans sa vie, et il a le souhait de se donner les moyens de s’engager dans une relation affective en adulte responsable et en pleine conscience.

On peut observer, parmi les progrès constatés dans l’évolution de Mr Legrand, que le niveau d’INSATISFACTION a diminué de manière notable, même s’il reste encore élevé. Sa dynamique émotionnelle actuelle est suivie de l’item PRISON, indiquant que la situation actuelle l’oppresse. En effet, vivre dans un lieu par défaut, pollué par des relations désagréables avec son propriétaire, les difficultés financières, les relations houleuses avec son ex compagne, tout cela indique une situation à laquelle il a besoin d’échapper. C’est d’ailleurs, en toute logique, suivi par SEPARATION. Il arrive au stade où il est en mesure de passer à l’action pour se séparer d’un contexte toxique afin de renouer avec une dynamique plus respectueuse de ses besoins.

Même si le REGRET DU PASSE reste élevé, il a diminué et est toujours suivi du DESIR, ce moteur vibrant pour soutenir son évolution personnelle.

Les dépendances ont évolué, l’écart entre la dimension positive et la dimension compulsive s’est réduit. Cela reflète sa volonté de s’offrir des satisfactions plus saines. Son arrêt temporaire des toxiques semble avoir constitué un ancrage positif pour engager ce changement.

L’EVOLUTION PERSONNELLE indique plusieurs points sur lesquels travailler. L’ancrage dans l’ICI et MAINTENANT et le soin au corps restent primordiaux.

Par ailleurs, l’urgence à agir en BON PERE pour soi, en assurant ses BESOINS DE SECURITE et de REALISATION PERSONNELLE, pour permettre enfin, à nouveau de s’ouvrir au monde et de satisfaire ses besoins de TRANSCENDANCE, de liens positifs avec son environnement physique et social.

Ce second bilan a permis de confirmer la mise en mouvement de Mr Legrand dans sa volonté de changement. Les échanges ont favorisé cette mise en actes d’une décision consciente et conforme à ses besoins. A l’issue de la séance, nous choisissons ensemble les items pour le prochain programme de luminothérapie, afin de soutenir la dynamique en cours, en se focalisant sur le bilan psychosomatique et les ressources à stimuler.

 

Lorsqu’on s’engage dans un changement de vie, on peut se trouver fragilisé par cette rupture avec l’ancien modèle. On rompt aussi avec des habitudes, avec des points de vue sur l’existence, soi, les autres, etc …

Réinventer sa vie, c’est s’offrir une chance de se définir de manière plus authentique, d’être plus conscient de ce qui a joué un rôle dans sa propre construction, afin de s’en affranchir si nécessaire.

Devenir Soi, cela passe par un travail d’introspection, de clarification. La mise en mots, la mise à plat de ces fonctionnements psychiques peuvent être difficiles, inhabituels pour de nombreuses personnes.

Le STRANNIK PSY offre alors un déchiffrage de ce que la personne vit à l’aide de  deux modèles psychologiques, avec l’apport de la psychosomatique puis celui de la Dynamique Émotionnelle.

Dans le cas présent, le patient se sentait en souffrance, laminé par ses sentiments, lui laissant peu d’espace pour construire sa stabilité, son équilibre intérieur et aborder sereinement les changements nécessaires dans son existence.

Les deux bilans lui ont offert une opportunité de retrouver la maîtrise de son psychisme, de se comprendre davantage et ainsi de mieux se faire confiance.

Par la suite, le confinement ayant été déclaré, nous avons mis en place la possibilité de réaliser des bilans à distance, via le site Strannik Psy, pour la réalisation du test et à l’aide de Skype, pour l’échange interactif. Ce troisième bilan indiquait chez Mr Legrand une évolution très favorable, avec une baisse importante du nombre d’items dans la problématique, indiquant un processus de digestion et d’assimilation des expériences passées. Ce dernier bilan a offert une continuité dans l’accompagnement thérapeutique malgré la situation exceptionnelle que nous rencontrons aujourd’hui.

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