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La Princesse qui croyait aux contes de fées

Suite à la lecture du livre « La Princesse qui  croyait aux contes de fées » de Maria Grad, je vous partage ce conte initiatique, au même titre que « Le petit Prince ».

On pourrait penser le contraire, mais ce livre n’est pas destiné uniquement aux enfants et femmes, il peut être lu à des âges différents et à différents niveaux. Le livre est relativement facile à lire, pas très long, en tout 273 pages.

Ce qui m’a frappé dès le départ ? Les morales simples mais riches de sens, tellement symboliques, tout au long de l’expérience de la princesse.

C’est ici un récit initiatique à l’encontre des personnes en manque de confiance en soi et qui projettent leur amour sur autrui, bien sur grâce à l’idéologie sociétale de « l’amour comme dans un conte de fées ».

Un peu d’histoire

Tout commence avec l’histoire d’une princesse nommée Victoria, très bien éduquée par la reine et le roi. La philosophie qu’on lui enseigna « Un jour ton prince charmant viendra… Il sera beau, grand, intelligent, riche, respectueux, tu te marieras et vous aurez beaucoup d’enfants, les plus heureux du monde ».

Même si la princesse Victoria est souvent en contradiction avec cette règle très rigide, elle s’appliquait à être une princesse parfaite, comme lui avait toujours enseigné ses parents.

Comme tous les enfants de son âge, Victoria développa un ami imaginaire, une autre facette de soi en réalité, nommée Vicky. Alors que Victoria est la petite princesse sage et modèle, Vicky est la partie d’elle plus rebelle, animale, émotive, plus affirmée.

Et comme ses parents lui avaient prédit, un jour elle rencontre un merveilleux prince, auquel elle tomba amoureuse, etc… Jusqu’à là, tout est réalisé comme dans les contes de fées.

Malheureusement, Victoria découvre les mauvais côtés de son prince : il pique souvent des crises de colère, est jaloux, dit à sa femme qu’elle ne l’aime pas assez, etc.
Un combat est alors lancé : Victoria essaie de trouver le problème de son prince, qui exprime 2 facettes de sa personnalité, à la fois bienveillant et aimant et l’autre, désagréable et odieux. Elle veut être parfaite, tout faire bien, mais elle n’a pas compris que ce n’est pas elle la responsable, qu’elle ne peut pas aider si l’autre ne le désire pas.

En quête de vérité, elle retourna chez ses parents et se réfugiait auprès de l’arbre enchanteur, lieu où, enfant, elle communiquait avec les animaux.

Elle y rencontra un hibou magique, prêcheur de la bonne parole. Il lui fait comprendre qu’elle doit quitter son prince et partir elle-même sur le chemin de la vérité, afin de se trouver. Vous aurez compris que tous les animaux qu’elle va rencontrer sur son parcours, sont en fait des alliés et des facettes de sa personnalité qu’elle n’osait pas percevoir.

Commence là, un périple initiatique :

  • Chapitre « La mer des émotions » : Victoria part à la recherche de sa vérité en traversant tout d’abord la mer agitée. Bien sur son parcours est, sans arrêt, des métaphores de vie. Son canot va sombrer et Vicky refuse de nager car « elle ne sait pas nager et elle a peur ». En voici tout l’illustration de son monde intérieur. Lors de son chemin, Victoria rencontre un dauphin qui lui confie qu’il faut avoir confiance en ses capacités, affronter ses peurs, prendre des risques.
  • Chapitre « La terre de l’illusion » : c’est ici un chemin ardu. Perdue dans « son » monde des illusion, Victoria pense s’appuyer sur une carte léguée par sa famille, pour retrouver son chemin et se laisser guider dans le brouillard. Elle se rend compte que de ne pas suivre la carte familiale serait finalement une bonne décision pour cette nouvelle vie, verdict « seul notre cœur connaît le chemin à suivre ».
  • Chapitre « Le camp des voyageurs perdus » : Victoria arrive sur la terre où se retrouvent tous les gens perdus dans leur vie, une sorte de purgatoire sans un véritable sens. A l’intérieur, elle rencontre Willie, le responsable des lieux et lui explique comment les personnes arrivent ici perdus, sans savoir où ils vont. Ce sont des personnes qui se comparent aux autres et ne prennent pas conscience de leur vraie valeur, ou qu’ils restent dans leur zone de confort même si on s’y sent mal, par peur du changement. Phrase à retenir : « souffrir ici n’en vaut pas la peine ». Victoria décide donc d’avancer dans sa quête de la vérité en partant des lieux, contrairement à la plupart des personnes.
  • Chapitre « La terre de la réalité » : la princesse rencontre un magicien, avec lui, elle va prendre conscience du chemin qu’elle a déjà parcourue, depuis le tout début : « Elle n’avait jamais pensé qu’elle était quelqu’un de fort et déterminé et pourtant il lui avait fallu beaucoup de force et de courage pour arriver jusque là. »
  • Chapitre « Le pays du passé » : C’est une rétrospective sur la vie de la princesse, et celle du prince. On comprend que les sauts d’humeur du prince étaient liés au passé de la princesse, qu’elle n’y peut rien car le prince possédait déjà beaucoup de colère avant même la rencontre avec la princesse.
  • Chapitre « La vallée de la perfection » : C’est un endroit que l’on peut nommer de parfait, beau, magnifique, sans défaut. Néanmoins, la princesse ne trouve pas cet endroit si exceptionnel que cela : « la perfection, comme la beauté, est dans les yeux de celui qui se regarde ». La moral de cette vallée : tout est une question de point de vue. La princesse se sent nulle par rapport au prince, mais c’est parce qu’elle ne voit pas les choses de la bonne manière : en fait, c’est une personne formidable, et sa relation ratée avec le prince, a altéré son jugement : « Si tu cherches la beauté dans ce qui est, tu la trouveras. Mais si tu cherches l’imperfection, c’est cela que tu trouveras ».
  • Enfin, il y a un peu de descriptif à la fin (« bravo pour tout ce que tu as accompli … »), mais la moralité est donnée à travers le « Texte sacré » :
  • Morale de l’histoire « Pour vraiment aimer quelqu’un, il faut d’abord s’aimer soi-même ».

Quelques citations à retenir et appliquer au quotidien

  • « Une fois que tu as décidé d’être heureuse, entraîne-toi à l’être même si au début tu dois faire semblant »
  • « L’amour est quelque chose d’agréable. Si ce n’est pas agréable, ce n’est pas de l’amour »
  • « Plus grande est la peine, plus magnifique est l’occasion qui se présente »
  • « La seule sécurité durable, c’est de savoir que l’on peut se débrouiller seul »
  • « On vit sa vie en regardant vers l’avenir mais on la comprend en regardant vers le passé »
  • « Les gens deviennent des victimes quand leur besoin d’être aimé est plus fort que leur besoin d’être respecté »
  • « Il faut accepter tout ce que tu ressens à propos de ton passé jusqu’à ce que ces émotions et ces sentiments perdent leur pouvoir sur toi »
  •  » Chaque jour est une occasion nouvelle d’être comme tu veux être et de vivre la vie que tu souhaites »
  • « Une fois que tu t’aimeras sans condition, il te sera plus facile de changer certains aspects de toi-même »
  • « Parfois, j’ai même pensé que je n’étais pas digne d’être aimée.
  •  » Le temps est venu d’honorer ce que tu as dévalorisé toute ta vie. Quelqu’un qui ressent profondément la douleur ressent aussi profondément la joie. Il est temps de célébrer tes peurs qui t’ont permis de développer la force et le courage d’un vaillant chevalier.
  • « Tu as trébuché, tu es tombée, mais à chaque fois tu t’es relevée et tu as continué ta route. Tu as enduré cela et bien plus encore pour trouver la vérité, la vérité qui devait te guérir et t’apporter la paix et l’amour que tu désires si ardemment »
  • « La princesse se demanda pourquoi toute sa vie elle avait rêvé d’un prince charmant au point d’avoir l’impression de n’être plus personne sans son prince. Elle avait eu besoin de l’amour d’un prince et de ses yeux pétillants pour se sentir belle, unique, désirable. Son bonheur ne dépendrait plus de lui parce que désormais, elle s’aimait suffisamment pour se rendre heureuse – avec ou sans prince. »
  • « Il faut aimer la personne telle qu’elle est et non pas comme on voudrait ou comme on aurait besoin qu’elle soit »
  • « Dans l’amour vrai, il s’agit d’être libre et de grandir en maturité plutôt que d’attachement et de limitations. L’amour vrai signifie la paix plutôt que les conflits, la sécurité plutôt que la peur. L’amour vrai est synonyme de compréhension, d’honnêteté, de soutien, d’implication, de proximité, et de respect.
  •  » Auparavant, tu avais besoin d’aimer pour te sentir bien. Maintenant, tu peux choisir d’aimer parce que tu te sens bien »

Ce livre m’a fait penser à l’interview réalisée avec Lise Bourbeau, sur la Guérison des 5 blessures. Pour les retardataires, c’est par ici pour la visionner.

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1 Commentaire

  1. Virginie Lefranc

    Merci pour cette proposition de lecture pour les Auditeurs. J’ai personnellement lu ce livre et l’ai apprécié

    Réponse

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